Suite à l'annonce par Nicolas
Sarkozy le 27 octobre dernier, dans le Jura, d'un plan d'urgence pour soutenir
les filières agricoles touchées par une grave baisse de revenus, nous sommes
contraints de constater que les actes ne suivent pas les paroles car le
ministre avait annoncé la disponibilité des aides dès le 10 novembre.
En effet, la lourdeur
administrative de ce plan est représentative de ce que vivent les agriculteurs
aujourd'hui lorsque l'Etat multiplie les contraintes qui impactent lourdement
nos exploitations : mises aux normes toujours plus exigeantes, traçabilités
couteuses, conditionnalités, découplage de la PAC ...
STOP, si la France veut conserver un
secteur d'activité qui emploi beaucoup, notamment dans notre département avec
l'agroalimentaire, il faut laisser les agriculteurs " souffler "
notamment sur les contraintes et débloquer rapidement les aides
annoncées.
Les JA et la FDSEA de la Mayenne attendaient la mise en place rapide, et
de manière simple et efficace, des mesures de soutien au secteur
agricole.
L'objectif est qu'" aucun agriculteur,
subissant la crise de plein fouet, ne soit laissé au bord du chemin " et
qu'ils puissent " passer ce cap difficile " grâce à cette
" bouffée d'oxygène ".
Mais ce n'est pas ce plan qui sauvera nos
exploitations, " c'est de prix rémunérateurs dont nous avons besoin pour
vivre ! " et nous attendons de l'Europe " une nouvelle
régulation et une véritable volonté de lutter contre les distorsions de
concurrence ".
Le Président JA
, La Présidente
FDSEA,
Stéphane
LECOQ Florence
DESILLIERE