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RAPPORT D'ACTIVITES 2007

 

Depuis notre Assemblée Générale du 17 mars 2006, l'ADE est intervenue à plusieurs reprises sur les problématiques des propriétaires et des exploitants touchés par la future LGV (celle concernant les sièges d'exploitation, le partage d'expérience avec d'autres départements, la participation à l'enquête publique et à la pré étude d'aménagement foncier). Ces points seront détaillés ci-après.

Nous avons pu ainsi nous faire une exacte appréciation de l'ensemble des préjudices potentiels que cette LGV causera. Pour notre travail futur, notamment la négociation des protocoles avec RFF, cette analyse sera primordiale.


La remise en cause des sièges d'exploitation 

Le tracé du TGV Ouest aura de nombreuses contraintes de chantier à gérer dont celles conséquentes concernant les sièges d'exploitations agricoles atteints sur notre département. Cette affirmation nous la faisions déjà dans l'avis émis sur l'avant projet sommaire.

En effet dans notre avis sur l'Avant Projet Sommaire, et ce après avoir procédé au dépouillement de plus de 200 questionnaires, il apparaissait clairement et c'est la position que nous avions écrite " lorsque des sièges d'exploitations sont remis en cause totalement ou partiellement, des mesures spécifiques d'indemnisation doivent être discutées. Il est hors de question que des entreprises soient mises en péril ".

Les résultats de l'enquête publique viennent confirmer notre analyse.

Dans presque chaque commune, nous pouvons constater au travers des descriptions et analyses faites par les exploitants et propriétaires que les sièges d'exploitations impactés sont une réalité.

Nous avons souhaité montrer un exemple concret (parmi tant d'autres) afin que les décideurs du département mais aussi RFF se rendent bien compte ce qu'implique un déménagement de siège d'exploitation.

La situation de l'exploitation de Monsieur GOISBEAULT située au GENEST SAINT ISLE où nous avons organisé une conférence de presse le 10 mai 2006 illustre bien les problématiques qui se posent :

  • LGV en proximité des bâtiments d'exploitation et conséquences sur les animaux (sensibilité),
  • Impossibilité de poursuivre l'exploitation des bâtiments (avec les animaux) pendant les travaux,
  • Extension des bâtiments et évolution de l'exploitation impossible,
  • Déménagement et reconstructions à envisager

Concernant ce point il faut intégrer le fait que la plupart des exploitations agricoles sont des installations classées pour la protection de l'environnement. Le déménagement ou les reconstructions qui seront envisagées doivent intégrer le délai de 18 mois à 2 ans (si installation classée : autorisation) pour le respect de la procédure (préparation du dossier, étude d'impact, enquête publique, plan d'épandage...).

  • Sort de l'habitation de l'exploitant.

Outre une logistique conséquente, le déménagement ou la reconstruction de certains bâtiments nécessitent des moyens financiers que RFF ou le Conseil Général doivent mobiliser. Ce point est toujours d'actualité.

Les exploitations agricoles sont des entreprises comme les autres, à ce titre tous les préjudices doivent être indemnisés.

En outre leur particularité liée à leur présence sur l'ensemble du territoire doit être garantie afin que l'espace rural soit préservé après le passage de la ligne.

Notre association a repris les synthèses et analyses faites par la commission d'enquête sur les exploitations touchées. Ce document servira de base aux rencontres futures sur le sujet.   

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Le déplacement sur le chantier de la LGV ouest 

Une délégation d'une quarantaine d'agriculteurs et de propriétaires, membres des Associations Départementales des Expropriés des départements 35, 53 et 72, s'est déplacée, accompagnée de trois techniciens, le mercredi 17 mai dans le département de la Marne. Les présidents des trois Associations Départementales : Mme Jacqueline MANSEAU (72), M. Stéphane THIREAU (53) et Joseph MENARD (35) participaient à ce déplacement.

Les membres des trois associations ont souhaité se rendre sur un site pour mesurer les différents impacts du passage d'une ligne LGV sur le territoire et l'activité agricole.

L'agriculture du département de la Marne présente des caractéristiques très différentes de notre région : production végétale dominante, taille des exploitations supérieure, densité de population beaucoup plus faible et habitat très groupé.

Toutefois, l'objet principal du déplacement était de bénéficier des conseils et de l'expérience accumulée par les organisations professionnelles agricoles, ayant géré pour le compte des agriculteurs le suivi du dossier depuis 17 ans (1989-2006). Les objectifs visés dans cette opération ont été de : limiter les emprises, respecter l'espace agricole (restructuration du parcellaire), le souci permanent de la concertation par un réseau de 30 délégués territoriaux et une négociation rigoureuse et suivie avec le maître de l'ouvrage Réseau Ferré de France.

La matinée de cette journée à la Maison des Agriculteurs de Reims a été consacrée à l'exposé par un responsable agricole et un technicien des méthodes mises en œuvre, des difficultés rencontrées, des techniques d'aménagement foncier et de réserve foncière.

Les participants ont pu remarquer la différence de méthodes de gestion des réserves foncières : technique des groupements fonciers agricoles et des associations foncières intercommunales gérées directement par les organisations professionnelles agricoles.

Un certain nombre de conseils précieux ont été recueillis : importance des états des lieux d'entrée et de sortie précis, de la "surveillance" permanente de l'exécution des travaux (rôle irremplaçable de certains agriculteurs retraités), sous estimation des emprises nécessaires par le maître d'ouvrage, qualité des ouvrages de franchissement, telles que largeur et hauteur des ponts et tunnels, implantation tardive d'une nouvelle ligne électrique d'alimentation du train.

L'après-midi fut consacré à une visite de terrain sur la commune de VADENAY ( 30 km Est de Reims), précédée d'un exposé réalisé par deux responsables agricoles du secteur.

Les explications ont porté sur le fonctionnement du Groupement Foncier Agricole "GFA réserve foncière". Ce groupement a procédé à l'acquisition de 120 hectares sur le canton. Les remarques ont porté sur le fonctionnement et le déroulement de la procédure d'aménagement foncier et des travaux connexes dans le cadre des associations foncières intercommunales,  la négociation sur la détermination des périmètres d'aménagement foncier avec inclusion de l'emprise, l' interprétation restrictive du protocole dégâts de travaux publics par le maître de l'ouvrage, et enfin, les difficultés de remboursement du coût des travaux connexes réclamé par l'Association Foncière au maître d'ouvrage.

C'est ainsi qu'un exploitant devenu propriétaire de 18 hectares dans le cadre de la procédure de l'aménagement foncier voit son terrain toujours occupé par une base vie et des installations de chantier, s'inquiète légitimement des modalités de la remise en état de cette surface à usage agricole.

En conclusion, ce déplacement a permis aux membres des trois associations départementales de prendre la mesure des enjeux et des difficultés résultant de la mise en place d'un tel ouvrage

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L'enquête publique du 1er juin au 31 juillet 2006

Notre association a voulu que cette enquête publique soit un temps fort et permette à un maximum de personnes de s'exprimer.

Nous pensons qu'un rapport d'enquête publique étayé par de nombreuses déclarations est un document sur lequel nous pouvons nous appuyer dans les négociations futures sur les indemnisations.

Nous avons organisé 4 réunions d'information afin d'aider le plus de propriétaires ou d'exploitants à se lancer dans l'enquête publique et faire part de leurs inquiétudes, appréciations, suggestions et contre propositions.

Nous invitions toute personne intéressée dans un premier temps à prendre connaissance du dossier pour faire, dans un second temps, les observations.

Dans la deuxième étape (celle relative à l'établissement des observations écrites) nous avons organisé des réunions d'information en juin 2006:

 

Dates                                         Communes                                                      

 

Jeudi 15                             ST CYR-LE-GRAVELAIS                         

Lundi 19                                  CHANGE                                            

Mercredi 28                            ARGENTRE                                        

Jeudi 29                         LA BAZOUGE-de -CHEMERE                          

 

Nous avons transmis aux adhérents de l'ADE et mis à disposition de toutes les personnes participant aux réunions une liste "aide-mémoire" non limitative des préjudices et des points à soulever selon leur situation (propriétaire, locataire d'habitation ou d'exploitation, exploitant agricole...).

Lors de chaque réunion nous avons aussi présenté un diaporama sur le contenu et l'intérêt de se mobiliser sur cette enquête publique.

Lors de l'enquête publique les responsables de notre association ont pu échanger avec les membres de la commission d'enquête et organiser, avec les maires des communes concernées, des visites du site afin de mieux appréhender les questions relatives au foncier et aux sièges d'exploitation.

Après avoir organisé ces réunions d'informations sur 4 secteurs du département, nous avons constaté que les membres de la Commission d'enquête étaient très sollicités lors de leur permanence et ne pouvaient pas consacrer tout le temps nécessaire aux dossiers qui leur étaient présentés.

Il est vite apparu que le délai d'enquête et le temps de présence des membres de la commission devait être allongés.

En conséquence l'ADE a demandé officiellement une prolongation du délai d'enquête publique afin de permettre à tous de s'exprimer.

L'ADE s'est alors félicitée du délai supplémentaire de 15 jours pour l'enquête publique sur la LGV BRETAGNE- PAYS DE LA LOIRE.

L'ampleur du dossier et le temps limité que les membres de la commission d'enquête pouvaient consacrer au public justifiaient cette prolongation jusqu'au 31 juillet 2006.

Il faut indiquer à ce niveau du rapport l'importante contribution de l'ADE à cette enquête publique. Les observations que nous avons transmises à la commission d'enquête est le résultat du temps que nous prenons à écouter et rencontrer les exploitants et propriétaires touchés par ce futur projet.

Le rapport de la commission et les recommandations faites par les membres de la commission d'enquête démontrent que nos propos ont été entendus.

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Notre implication dans la pré étude d'aménagement foncier.

 

Nous avons régulièrement émis le souhait qu'une pré étude d'aménagement foncier ait lieu afin de : 

  • Définir les périmètres pertinents pour la constitution des commissions d'aménagement (communales ou intercommunales),
  • Evaluer les perturbations causées par l'ouvrage sur les exploitations et le territoire traversé (préjudices sur le foncier, la circulation et la desserte des parcelles et sur l'environnement),
  • Orienter au mieux les décisions qui seront prises par les Commissions Communales ou Intercommunales d'aménagement foncier (sur la réalisation ou non d'aménagement foncier, le périmètre perturbé, l'inclusion d'emprise, les travaux connexes...).

Le Conseil Général de la Mayenne a choisi pour la rentrée de septembre 2006 de faire réaliser une pré étude d'aménagement foncier.

Des commissions locales ont été constituées pour en suivre les travaux.

Nous avons, au travers des désignations pour composer les commissions locales, fait des propositions à la Chambre d'Agriculture afin que notre association ou les membres qui la composent soit le plus possible représentés au sein de ces commissions.

Nous avons, pour la plupart d'entre nous, participé à ces différentes commissions.

Il n'est pas toujours facile de faire participer les exploitants les plus éloignés de l'emprise.

Toutefois le réseau constitué par notre association s'y investi beaucoup.

La question de fond reste la définition du périmètre perturbé, qui pour RFF (selon des déclarations en réunions locales), doit être le plus réduit possible.

Nous nous battons pour qu'une analyse réelle et objective du périmètre et de sa surface sortent de cette pré étude d'aménagement foncier.

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L'assemblée générale de la FDSEA de la Mayenne.

Lors de l'Assemblée Générale de la FDSEA du 9 février dernier à Mayenne, nous avons rappelé :

  • Que l'association a été très présente lors de l'enquête publique préalable à la LGV,
  • Nos attentes sur l'aménagement foncier et les réserves,
  • Notre souci de maintenir la pérennité des exploitations touchées.
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