Réunis en Bretagne autour de Stéphane Joandel, secrétaire général de la FNPL, les responsables laitiers de l’Ouest ont fait le point sur les perspectives du marché du lait. Entre baisse de la collecte, tensions sanitaires et attentes sur les prix, les producteurs restent mobilisés pour défendre la compétitivité et la souveraineté alimentaire française.
Ce mardi, la Bretagne a accueilli Stéphane JOANDEL, secrétaire général de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL) à l’occasion d’une soirée d’échanges. Les perspectives de marchés et de prix du lait pour le deuxième semestre ont été évoquées. La collecte au niveau mondiale est toujours historiquement élevée avec une demande en demi-teinte notamment du fait des conséquences de la guerre en Iran. En France la collecte se tasse depuis début avril et notamment dans l’ouest (-5% pour la Bretagne et -4% en Pays de la Loire sur la première semaine de mai comparativement à la même période de 2025) où les conséquences de la FCO (décalage des vêlages) se font sentir et les fortes chaleurs de cette semaine vont amplifier la situation.
« Globalement nous voulons rester optimiste. Les cotations de la poudre de lait continuent à progresser tirées par un marché de la protéine porteur et les cotations de beurre restent stables. La consommation sur le marché intérieur se maintien également. Nous espérons un redressement du prix rapide afin de répondre le plus vite possible à la hausse des charges que les producteurs de lait subissent déjà » a affirmé Stéphane JOANDEL.
Les élus de la section laitière FRSEA Ouest ont pu faire un retour sur leur participation aux conférences régionales de la souveraineté alimentaire. Il apparaît essentiel aujourd’hui que les industriels puissent investir dans les marchés porteurs, en volumes et en valeur, tels que les protéines sériques ou encore les fromages ingrédients qui représentent de forts volumes d’importations en France. Pour cela ils doivent être soutenus par les pouvoirs publics.
De multiples sujets ont également été évoqués afin de faire remonter à Paris les attentes des éleveurs bretons et ligériens : contraintes environnementales, poids de l’élevage dans les négociations PAC, situation sanitaire et réponses au développement des maladies vectorielles, travaux menés au sein de l’interprofession…