Alors qu’un nouvel épisode caniculaire touche la France, la FNPL alerte sur les conséquences déjà visibles dans les fermes laitières.
Les canicules à répétition mettent à rude épreuve les éleveurs et leurs animaux. Malgré les efforts réalisés dans les fermes pour préserver les troupeaux, les fortes chaleurs entraînent une baisse significative de la production laitière. Selon les territoires, les premières remontées font état de baisses de collecte pouvant atteindre 20 %. Dans le même temps, les charges augmentent. Pour les producteurs, la facture est déjà bien réelle.
Face à cette situation, la FNPL demande au Gouvernement d’évaluer rapidement l’ampleur des pertes et de mettre en place un accompagnement exceptionnel à la hauteur des conséquences économiques de ces épisodes climatiques.
Les producteurs laitiers refusent d’être la variable d’ajustement du climat comme ils sont déjà trop souvent la variable d’ajustement des relations commerciales. Cette nouvelle crise climatique rappelle l’urgence de garantir aux producteurs une rémunération leur permettant de faire face aux aléas auxquels ils sont confrontés.
Alors que le Sénat examine le projet de loi d’urgence agricole, la FNPL regrette que les mesures proposées demeurent insuffisantes pour rééquilibrer durablement le rapport de force et garantir une rémunération à la hauteur des risques supportés par les producteurs.
Au-delà de la gestion de cette crise, il est également urgent d’accompagner les élevages dans leur adaptation au changement climatique. Accès à l’eau, confort des animaux, adaptation des bâtiments : toutes les régions sont désormais concernées et les producteurs ne pourront relever seuls ce défi.
« Les producteurs ont répondu présent ces derniers mois. Ils ne peuvent pas aujourd’hui supporter seuls les conséquences de la canicule. Les transformateurs doivent prendre leur part et envoyer dès maintenant un signal prix positif. C’est indispensable pour maintenir la motivation des éleveurs, encourager les investissements dans les fermes et sécuriser le potentiel de production français. Dans le contexte actuel, chaque signal envoyé aux producteurs compte pour préparer la production de demain. »