L’attente d’une réaction des pouvoirs publics face à l’envolée des prix des engrais était immense. Depuis le début de l’année, la FNSEA n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics. Dès janvier, la FNSEA, avec l’ensemble des agriculteurs européens du COPA-COGECA, mobilisés à Strasbourg, a demandé à la Commission européenne une compensation de la hausse due au MACF. Puis, à partir du mois de mars, suite à la crise du détroit d’Ormuz, la FNSEA n’a eu de cesse de faire entendre la voix des agriculteurs qui n’étaient plus en mesure d’acheter des engrais dont les prix avaient flambé.
A la veille d’une nouvelle année culturale, et alors que les agriculteurs vont préparer dans quelques jours leur futur assolement et procéder à l’achat de leurs intrants, l’annonce par la ministre de l’Agriculture d’une mesure d’aide à l’achat d’engrais, sur la base d’une enveloppe budgétaire européenne et française de 150 millions d’euros, constitue une bouffée d’air pour la trésorerie des exploitations dans un moment de crise importante de l’agriculture française.
Dès la mise en œuvre du dispositif, la FNSEA sera extrêmement vigilante sur l’application de cette mesure pour qu’elle touche le plus grand nombre, notamment les agriculteurs qui produisent des cultures de printemps, et appelle dès à présent le Gouvernement à évaluer régulièrement le dispositif pour qu’il ne rate pas sa cible. Enfin, la FNSEA alerte en parallèle sur le fait que cette mesure ne répondra pas à elle seule aux difficultés actuelles liées à la situation économique ou climatique qui vont nécessiter des réponses conjoncturelles et structurelles dans les semaines qui viennent.