Dans un contexte de sécheresse persistante qui fragilise fortement les disponibilités fourragères dans de nombreux territoires, Jeunes Agriculteurs et la FNSEA sont intervenus auprès des pouvoirs publics afin d’apporter des réponses concrètes aux éleveurs confrontés à des difficultés croissantes pour nourrir leurs animaux.
À la suite des demandes formulées par la profession et des échanges engagés avec les instances concernées, l’INAO a validé, à compter du 18 août 2026, un élargissement exceptionnel et temporaire des possibilités de recours à certains aliments non biologiques pour les élevages biologiques.
Les nouvelles possibilités accordées
De manière dérogatoire, les éleveurs pourront intégrer dans l’alimentation de leurs troupeaux les produits non biologiques suivants :
- Ensilages de céréales ;
- Co-produits de céréales (notamment les drêches, sous forme sèche ou humide) ;
- Maïs (ensilage plante entière ou ensilage d’épis) ;
- Mélasse ;
- Légumes et racines fourragères (exemple : betteraves) ;
- Pulpe de betterave surpressée ou déshydratée ;
- Pailles de céréales et de protéagineux destinées à l’alimentation animale (hors usage litière).
Conditions à respecter
Cette mesure s’applique sous réserve du respect des conditions suivantes : - Les aliments non biologiques concernés pourront représenter jusqu’à 10 % de la ration en matière sèche (MS), en cumul ;
- Cette possibilité est ouverte du 18 août 2026 jusqu’à la prochaine mise à l’herbe et au plus tard jusqu’au 30 avril 2027 ;
- Les aliments utilisés ne doivent pas être des OGM ni être issus d’OGM ;
- Le respect de ces dispositions fera l’objet d’un contrôle par les organismes certificateurs.
Démarches à effectuer
Les exploitants concernés doivent continuer à déposer leur demande de dérogation via la plateforme DérogBio. Les demandes peuvent être enregistrées dès à présent.
Une avancée attendue par les éleveurs
Cette décision constitue une réponse pragmatique à une situation climatique exceptionnelle qui met sous tension de nombreuses exploitations biologiques. Elle doit permettre aux éleveurs de sécuriser l’alimentation de leurs cheptels tout en préservant au mieux l’équilibre économique de leurs élevages. Jeunes Agriculteurs et la FNSEA restent pleinement mobilisés pour suivre l’évolution de la situation sur le terrain et poursuivre les échanges avec les autorités compétentes afin que les besoins des éleveurs soient pris en compte dans les semaines à venir. Un premier bilan de l’application de ces mesures est annoncé par l’INAO à la mi-septembre.