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Grêle : une deuxième salve destructrice

Après les orages du 13 juin et les gros dégâts liés à la grêle notamment dans le Nord-Est de la Mayenne, un nouvel épisode orageux a frappé le département mercredi 25 juin. Cette fois-ci, une vingtaine de communes ont été impactées. Le point avec des agriculteurs concernés.

En Mayenne, après la grêle tombée le 13 juin qui a ravagé près de 4 000 hectares de cultures, un nouvel épisode orageux est intervenu le mercredi 25 juin. Cette fois-ci, une vingtaine de communes ont été impactées. Des parcelles ont une nouvelle fois été ravagées. Dès le lendemain, à la demande de la FDSEA, Marie-Aimée Gaspari, préfète, se rendait chez Emmanuel Millet, agriculteur à Pré-en-Pail-Saint-Samson, pour constater les dégâts.

Pré-en-Pail : des rendements faméliques

Blés, orges, colzas, maïs… rien n’a été épargné chez Emmanuel Millet, associé du Gaec des 4 Saisons, au lieu-dit La Veltière. « Sur les orges, il me restait 11 hectares à moissonner. Je n’ai récolté que 11 q/ha, alors qu’en temps normal, je tourne autour de 70 q/ha. Cetteannée, avec les conditions, on aurait pu espérer 65 q/ha ». Emmanuel Millet compte également 26 ha de colza,65 ha de blé et 41 ha de maïs ensilage. « Pour les colzas, je commence ce soir. Mais,selon les expertises, j’ai deux parcelles où il n’y a plus rien.Pour le reste, je devrais faire5 q/ha, pas plus », nous indiquait- il mardi 1er juillet, en fin d’après-midi. « Je viens de moissonner une parcelle de 4 ha de colza. On a fait 4 q/ha », nous expliquait-il le soir même. Sur les autresparcelles, « j’ai fauché pour récupérer la paille. Mais là, c’est pareil : on tourne autour de 1,5 tonne au lieu de 3 ou 4 tonnes habituellement ». Concernant le blé, « on a fait une seule parcelle,poursuit l’éleveur de Pré-en-Pail-Saint-Samson, qui est assuré contre les risques climatiques. Pour le moment, les rendements sont catastrophiques avec 28 q/ha, contre une moyenne de 78 q/ha généralement ». Enfin, pour les maïs, « ils sont impactés à 50 %. On n’a pas le choix de ressemer 7,5 ha de maïs très précoce ».

Chemazé : des colzas lourdement touchés

« Tous mes colzas sont impactés à 95 ou 100 %. On va essayer de battre quand même, de ramasser ce que l’on peut avec la machine, mais je n’y crois guère », regrette Jérôme Lefoulon, éleveur au Gaec de La Huetterie à Chemazé, dans le sud du département. En plus de ses 13 ha de colza touchés, Jérôme Lefoulon constate aussi de grosses pertes sur ses 10 ha de féverole. « J’ai environ 60 % de ma féverole qui est impactée ». Sans compter le blé avec moitié moins de rendements… « J’ai en effet une parcelle de blé de 5 ha qui est touchée à plus de 60 % » avec des rendements qui arrivent « à peine à 40 q/ha, voire 35 q/ha. En temps normal, on est autour des 75 à 80 q/ha ». Dans le voisinage, « je connais un agriculteur qui est impacté à 80 % sur ses blés. Ils sont quasiment tous couchés. Un autre voisin a 40 ha de colza, dont 95 à 100 % sont touchés », indique-t-il. « Ce n’est pas évident de connaître rapidement le véritable impact de la grêle. À savoir que 80 % des agriculteurs sinistrés à Chemazé ne sont pas assurés, dont moi. Il y en a juste un ou deux sur sept qui ont souscrit à une assurance climatique. On espère que ça puisse passer en calamité agricole », conclut-il.

Vimartin-sur-Orthe : le colza imbattable, le maïs va repartir

Aurélie Brault et son conjoint sont en production porcine et cultures à Saint-Germainde- Coulamer et Vimartinsur- Orthe, dans l’est du département. « Cette fois-ci, on n’a pas été épargnés, débute l’exploitante. Il y a eu beaucoup de vent, beaucoup d’eau, et des grêlons de la taille de glaçons. » Résultat sur les parcelles de Vimartin-sur-Orthe : 7 ha de colza « imbattable, couché par terre, mixé, broyé, haché » ; 33 ha de blé « couché par terre », et 13 ha de maïs avec quelques dégâts sur les feuilles. « Je pense que, pour le maïs, ça va repartir », indique l’agricultrice. Son conjoint est installé depuis 25 ans : « Cela fait aussi 25 ans qu’il est assuré grêle et tempête, et c’est la première fois qu’un tel épisode arrive ! » Depuis trois ans, le couple avait même choisi d’ajouter l’aléa climatique « au vu de l’évolution du climat ». En attendant de savoir à quelle hauteur précisément son préjudice sera réparé par l’assurance, Aurélie Brault l’affirme haut et fort : « Les coups durs en agriculture, on ne les choisit pas, mais on choisit de rester debout. » Le couple se sent « soutenu par tout le monde : DDT, Chambre… C’est hyper rassurant, ça montre l’attachement qu’on a pour l’agriculture en Mayenne ».

Recommandations aux exploitants touchés

  • Déclarer rapidement les sinistres auprès de votre assurance, notamment pour les cultures, toitures et véhicules endommagés ;
  • Déclarer les parcelles touchées sur TéléPAC en tant qu’« accident de cultures » afin de lancer les procédures d’aides ;
  • Se rapprocher des conseillers agricoles pour étudier les options de régénération des cultures, comme le remplacement ou la réimplantation de semis ;
  • Rapprochez-vous de la MSA pour étudier les dispositifs utiles à votre exploitation, au cas par cas.

Le réseau syndical se tient donc en action et reste disponible pour échanger avec les agriculteurs sinistrés. N’hésitez pas à contacter vos relais locaux/cantonaux FDSEA et JA, et à appeler la FDSEA au 02 43 67 37 96. Vous n’êtes pas seul(e) !

Annexe : point sur les dispositifs à activer