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Mardi 2 juin, la FDSEA a formé un recours gracieux contre l’arrêté préfectoral du 27 avril dernier, portant autorisation de pénétrer dans les propriétés privées situées sur le territoire de plusieurs communes de la Mayenne pour réaliser

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La préfète de la Mayenne a signé un nouvel arrêté-cadre sécheresse pour la campagne d’étiage 2026. Ce document définit les règles de gestion de l’eau et les mesures de restriction susceptibles d’être activées selon l’évolution

Les exploitants souhaitant bénéficier des aides MAEC API (Amélioration du potentiel pollinisateur des abeilles) ou PRM (Protection des races menacées) pour la campagne 2026 doivent être particulièrement vigilants aux modalités de dépôt de leur dossier.

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Lors de l’examen du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, l’article 21 prévoyant la reconduction de l’expérimentation du « tunnel de prix » a été supprimé. Le Gouvernement a indiqué

En déplacement sur Paris mardi dernier, les responsables de la FDSEA 53 ont échangé avec le sénateur Laurent Duplomb au Palais du Luxembourg. Organisée avec l’appui du sénateur mayennais Guillaume Chevrollier, cette rencontre a permis

La Fédération Nationale Porcine (FNP) prend acte des conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur les marges des industriels et de la grande distribution. Ces travaux mettent en lumière des déséquilibres persistants dans la

À la suite d’un courrier adressé par la FRSEA et les Jeunes Agriculteurs à la préfecture de région, cette dernière a organisé, jeudi 21 mai, une réunion avec les acteurs économiques en aval de la

Mickaël Guilloux, secrétaire général de la FDSEA 53 « L’agriculture ne doit plus être la variable d’ajustement »

Mickaël Guilloux, secrétaire général de la FDSEA 53, alerte sur une profession devenue « variable d’ajustement » dans le jeu mondial. Entre Mercosur, Sage Vilaine et blocage des exportations porcines vers la Chine, il appelle les élus à « se réveiller » face à l’urgence.

Interview :

Les sujets de préoccupation ne manquent pas pour les agriculteurs. Quels sont ceux que la FNSEA et plus particulièrement la FDSEA 53 mènent de front ?

Mickaël Guilloux : Parmi les dossiers importants, il y a évidemment le Mercosur, qui ne date pas d’aujourd’hui. On retrouve aussi le Sage Vilaine (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux), qui concerne 21communes en bordure de l’Ille-et-Vilaine. Il pourrait entraîner la mise en place de mesures draconiennes, qui empêcheraient simplement de cultiver du maïs demain. On en est quand même rendus là… Avec nos collègues bretons, on suit ce dossier de très près, d’autant plus qu’une rencontre du Sage est prévue le vendredi 26. Ce sujet a notamment été abordé avec la préfète vendredi dernier. On ne veut pas que ce cas fasse jurisprudence. Certes l’enjeu de l’eau est très important, mais ne nous arrêtons pas à des analyses où on trouve des molécules qui n’existent plus, car l’agriculture a bien changé. Enfin, il y a également le dossier porcin qui est tombé il y a une dizaine de jours, notamment concernant le blocage des exportations vers la Chine avec des taxes imposées de 20 %.

Comment expliquer que le secteur agricole se retrouve ainsi malmené ?

MG : On s’aperçoit qu’aux niveaux français et européen, l’agriculture est la variable d’ajustement dans le contexte international actuel. C’est-à-dire que pour préserver certains secteurs, on va mettre à l’amende le secteur agricole via des taxes. L’Europe a cédé aux 15 % de taxes imposées par Trump sans contrepartie au niveau agricole, puisque les clauses miroirs qu’on défend tant seraient contrôlées par les pays qui exportent. Au niveau de la Chine, les taxes sont des rétorsions des taxes imposés par l’Europe aux véhicules chinois. Donc on a envie de dire aux futurs membres de notre gouvernement, ainsi qu’aux élus européens : réveillez- vous et arrêtez d’être naïfs ! On assiste à un choc entre grandes forces mondiales. Nous, en France et en Europe, on a des élus qui, depuis 15 ans, donnent des leçons à la planète entière. Mais aujourd’hui, on ne sait plus produire ou être compétitifs en Europe et on se voit imposer les règles des autres puissances mondiales. Pendant ce temps-là, en France, on est en train d’étudier si le prochain gouvernement, on va le censurer ou pas. Alors que nous, on est dans le monde réel de tous les jours : demain, des accords vont biaiser les produits qui vont entrer sur notre territoire, et des cochons vont rester bloqués dans les porcheries faute de débouchés. Nous avons obtenu un certain nombre d’avancées avec la loi Duplomb. Les décrets ne sont toujours pas sortis. Cela va bientôt faire deux ans que l’on a fait nos grandes manifs, et on n’a toujours rien de concret. Il serait temps que nos élus pensent un peu plus au monde économique, et notamment à l’agriculture.

La FNSEA et les JA ont annoncé une grande journée d’action le vendredi 26 septembre (lire page 10). Comme se déclinera-t-elle en Mayenne ?

MG : Nous allons réfléchir, avec nos collègues du 35, à une action autour du Sage Vilaine. Nous allons aussi rencontrer les parlementaires mayennais pour leur faire part de toutes ces problématiques. On est dans un monde de Bisounours, où la France est le seul pays d’Europe à avoir choisi d’interdire l’acétamipride. On doit certainement être les seuls à avoir raison, mais on a souvent tort tout seul. On a envie de dire à nos élus de se réveiller car le monde autour de nous bouge très vite. Les grandes puissances mondiales prennent des mesures pour se protéger, être compétitives. On a pris du retard à l’allumage, et on est en train de le subir.