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Une attaque sur ovins à Villiers-Charlemagne relance la vigilance. Les expertises n’excluent pas l’hypothèse du loup. La FDSEA 53 rappelle l’importance de la surveillance et de l’accompagnement des éleveurs. Début février, une attaque ayant causé

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Suite aux violents épisodes de grêle survenus en juin 2025, une procédure d’indemnisation est officiellement ouverte pour les exploitations arboricoles impactées dans le nord-est de la Mayenne. Les producteurs concernés sont invités à déposer leur

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Face à l’explosion des populations d’étourneaux sansonnets en Mayenne et aux dégâts importants subis par les exploitations agricoles, la FDSEA 53 poursuit son action auprès de l’administration pour obtenir des solutions concrètes. Sur le terrain,

Face à l’augmentation des intrusions et des actes de malveillance en milieu agricole, la sécurité des exploitations est devenue un enjeu majeur. Une opération nationale permet aujourd’hui à nos adhérents d’accéder à des caméras connectées

Après une année 2025 plutôt favorable, les marchés laitiers replongent dans une phase de fortes tensions. Collecte mondiale en hausse, chute des cotations industrielles, importations massives et pression sur le prix du lait : pour

L’AGPB alerte le gouvernement depuis des mois : chaque centime et chaque jour comptent ! Le 29 janvier, la ministre de l’Agriculture a enfin activé un fonds d’urgence dédié aux producteurs de céréales et de

Mickaël Guilloux, secrétaire général de la FDSEA 53 « L’agriculture ne doit plus être la variable d’ajustement »

Mickaël Guilloux, secrétaire général de la FDSEA 53, alerte sur une profession devenue « variable d’ajustement » dans le jeu mondial. Entre Mercosur, Sage Vilaine et blocage des exportations porcines vers la Chine, il appelle les élus à « se réveiller » face à l’urgence.

Interview :

Les sujets de préoccupation ne manquent pas pour les agriculteurs. Quels sont ceux que la FNSEA et plus particulièrement la FDSEA 53 mènent de front ?

Mickaël Guilloux : Parmi les dossiers importants, il y a évidemment le Mercosur, qui ne date pas d’aujourd’hui. On retrouve aussi le Sage Vilaine (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux), qui concerne 21communes en bordure de l’Ille-et-Vilaine. Il pourrait entraîner la mise en place de mesures draconiennes, qui empêcheraient simplement de cultiver du maïs demain. On en est quand même rendus là… Avec nos collègues bretons, on suit ce dossier de très près, d’autant plus qu’une rencontre du Sage est prévue le vendredi 26. Ce sujet a notamment été abordé avec la préfète vendredi dernier. On ne veut pas que ce cas fasse jurisprudence. Certes l’enjeu de l’eau est très important, mais ne nous arrêtons pas à des analyses où on trouve des molécules qui n’existent plus, car l’agriculture a bien changé. Enfin, il y a également le dossier porcin qui est tombé il y a une dizaine de jours, notamment concernant le blocage des exportations vers la Chine avec des taxes imposées de 20 %.

Comment expliquer que le secteur agricole se retrouve ainsi malmené ?

MG : On s’aperçoit qu’aux niveaux français et européen, l’agriculture est la variable d’ajustement dans le contexte international actuel. C’est-à-dire que pour préserver certains secteurs, on va mettre à l’amende le secteur agricole via des taxes. L’Europe a cédé aux 15 % de taxes imposées par Trump sans contrepartie au niveau agricole, puisque les clauses miroirs qu’on défend tant seraient contrôlées par les pays qui exportent. Au niveau de la Chine, les taxes sont des rétorsions des taxes imposés par l’Europe aux véhicules chinois. Donc on a envie de dire aux futurs membres de notre gouvernement, ainsi qu’aux élus européens : réveillez- vous et arrêtez d’être naïfs ! On assiste à un choc entre grandes forces mondiales. Nous, en France et en Europe, on a des élus qui, depuis 15 ans, donnent des leçons à la planète entière. Mais aujourd’hui, on ne sait plus produire ou être compétitifs en Europe et on se voit imposer les règles des autres puissances mondiales. Pendant ce temps-là, en France, on est en train d’étudier si le prochain gouvernement, on va le censurer ou pas. Alors que nous, on est dans le monde réel de tous les jours : demain, des accords vont biaiser les produits qui vont entrer sur notre territoire, et des cochons vont rester bloqués dans les porcheries faute de débouchés. Nous avons obtenu un certain nombre d’avancées avec la loi Duplomb. Les décrets ne sont toujours pas sortis. Cela va bientôt faire deux ans que l’on a fait nos grandes manifs, et on n’a toujours rien de concret. Il serait temps que nos élus pensent un peu plus au monde économique, et notamment à l’agriculture.

La FNSEA et les JA ont annoncé une grande journée d’action le vendredi 26 septembre (lire page 10). Comme se déclinera-t-elle en Mayenne ?

MG : Nous allons réfléchir, avec nos collègues du 35, à une action autour du Sage Vilaine. Nous allons aussi rencontrer les parlementaires mayennais pour leur faire part de toutes ces problématiques. On est dans un monde de Bisounours, où la France est le seul pays d’Europe à avoir choisi d’interdire l’acétamipride. On doit certainement être les seuls à avoir raison, mais on a souvent tort tout seul. On a envie de dire à nos élus de se réveiller car le monde autour de nous bouge très vite. Les grandes puissances mondiales prennent des mesures pour se protéger, être compétitives. On a pris du retard à l’allumage, et on est en train de le subir.