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Les agriculteurs mayennais ont été invités par la DDT 53 à participer à la seconde journée pédagogique des contrôles, prévue le 19 mai à l’Agri-campus de Laval. Samuel Gouel, président de La FDSEA53, et Erwan Pineau,

La FNSEA se félicite de la décision rendue le 31 mars par le tribunal administratif de Melun, qui a suspendu les décisions de l’ANSES relatives au non-renouvellement de plusieurs autorisations de mise sur le marché

Le Comité Régional Avicole des Pays de la Loire donne rendez-vous à l’ensemble des professionnels de la filière le vendredi 10 avril 2026 à Angers, à l’occasion de son assemblée générale annuelle. Au-delà du rendez-vous

La collecte laitière mondiale continue d’augmenter. En janvier 2026, ce sont 978 millions de litres de lait de plus qu’en 2025 qui ont été produits dans les cinq principaux bassins laitiers exportateurs (+4,1%). Tous les

Réuni pour son 80e congrès à Caen (14) les 31 mars, 1er et 2 avril, le syndicat majoritaire a engagé une mue profonde pour répondre aux défis de la représentativité et de proximité avec le

Cap à l’Est pour la Section des Anciens ! Du 28 mars au 2 avril, 151 adhérents de la FDSEA 53 ont largué les amarres pour une escapade fluviale entre la France, l’Allemagne et les

Les représentants de la section laitière de la FRSEA Ouest étaient présents à Paris pour la 82ème AG de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait (FNPL). Alors que l’année 2026 s’annonce plus compliquée pour

L’appel à projet PCAE végétal est ouvert jusqu’au 9 avril, il ne vous reste donc que deux semaines pour compléter une demande en ligne, sinon il faudra attendre l’été prochain. Pour rappel, les conditions d’accès

Partout en Europe le prix du porc remonte depuis plusieurs semaines (en Espagne le marché est plombé par la FPA) mais, en France, l’aval de la filière bloque un prix de base à 1,42€ soit

La Commission européenne persiste dans sa politique de démantèlement de notre outil de production agricole en annonçant la signature d’un nouvel accord commercial avec l’Australie. Cet accord, n’est, ni plus ni moins, qu’un « MERCOSUR bis »

Marchés laitiers sous tension : « Les éleveurs ne doivent plus être la variable d’ajustement »

Après une année 2025 plutôt favorable, les marchés laitiers replongent dans une phase de fortes tensions. Collecte mondiale en hausse, chute des cotations industrielles, importations massives et pression sur le prix du lait : pour Samuel Gouel, secrétaire général de la FRSEAO, président de la section lait FDSEA 53, une nouvelle baisse serait incompréhensible et inacceptable. Il appelle à une mobilisation immédiate pour défendre le revenu des producteurs et faire respecter l’esprit de la loi EGAlim.

Après une bonne année 2025 pour les producteurs de lait nous nous retrouvons de nouveau dans une situation tendue sur les marchés laitiers à quoi cela est dû ?

Depuis l’été 2025 nous connaissons une très forte progression de la collecte mondiale (+4,5%). La tendance est la même en Europe et en France. Cela a eu un très fort impact sur les cotations des produits industriels notamment le beurre qui a perdu 3000€/T depuis le mois d’août dernier.

Cependant, en France, on constate une augmentation de nos importations en équivalent lait de plus 20 % sur 10 ans pour atteindre plus de 7 milliards de litres importés sur un an soit près de 30% de la collecte française. Avec ces volumes, difficile d’imaginer qu’il y aurait trop de lait en France.

Doit-on craindre une forte baisse du prix du lait dans les prochains mois ?

Ce serait incompréhensible pour les producteurs de lait français. Sur les 12 derniers mois les prix du lait allemand étaient supérieurs de 42€/1000L aux prix français. Par ailleurs, durant cette période, les éleveurs français n’ont jamais bénéficié réellement de la bonne valorisation de la matière grasse. Pourtant, dès la baisse des cotations des produits industriels, les transformateurs français se sont empressés d’enclencher une baisse du prix.

La loi EGAlim doit à tout prix montrer son efficacité sur l’année 2026. Les coûts de production des éleveurs n’ont pas baissé, ils ont même augmenté de 15% depuis 2022, les prix des produits laitiers en GMS doivent intégrer cette hausse.

Les industriels laitiers doivent prendre leur responsabilité, à eux de transformer notre lait et d’en retirer toute la valeur qu’il mérite. Les coûts engendrés par de mauvaises stratégies commerciales et d’investissements ne doivent pas être supportés systématiquement par les éleveurs.

La FNPL a appelé son réseau à se mobiliser dès à présent, quelles vont être les actions dans les départements ligériens ?

C’est effectivement dès maintenant que nous devons nous mobiliser pour défendre notre revenu. Nous ne laisserons pas faire. Nous ne pouvons pas être encore la variable d’ajustement des transformateurs. Nous allons interpeller les industriels, les distributeurs et la restauration hors foyer (écoles, hôpitaux…) pour obtenir des engagements concrets : transparence sur les prix, approvisionnements français, respect des producteurs. Nos politiques aussi doivent s’engager pour l’origine France.

Aujourd’hui nos exploitations laitières de l’ouest sont en danger. Avec des niveaux de prix tels qu’ils sont annoncés pour ces prochains mois il est impossible d’assurer à la fois une juste rémunération du travail de l’éleveur ainsi que les investissements nécessaires sur les exploitations. Notre message est très clair : nous ne laisserons pas revenir les années noires où produire du lait faisait perdre de l’argent !