À l’issue d’une première vague de mobilisations syndicales menées sur le terrain, la FNPL est catégorique : tous les acteurs qui ne jouent pas le jeu de la transparence, de la responsabilité et du respect des producteurs n’auront pas voix au chapitre durant le Salon International de l’Agriculture. Les enseignes et entreprises laitières qui ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis des éleveurs n’ont aucune légitimité à venir donner des leçons au monde agricole.
La FNPL adresse un ultimatum clair : les matières premières agricoles (MPA) ne doivent en aucun cas servir de variable d’ajustement dans la dernière ligne droite des négociations commerciales.
Il est indispensable que les accords soient signés en respectant un niveau croissant de MPA, afin d’éviter que ceux qui misent sur les baisses de prix n’imposent leur logique destructrice et ne fassent plonger l’ensemble de la filière. Nous le rappelons, dans les fermes les producteurs ne connaissent aucune baisse de leurs coûts de production !
Avant l’ouverture du SIA, la FNPL exige le respect de la répartition de la valeur en faveur des producteurs. Chaque semaine, les pieds sur terre, nous rappelons que cette répartition est indispensable pour renouveler les générations, transmettre les exploitations et installer de nouveaux éleveurs. Aucun contournement, aucun recul, aucune ambiguïté ne seront acceptés.
Un point complet sera réalisé par la FNPL dès le samedi d’ouverture du SIA lors d’une conférence de presse.
Les industriels demandent que toute négociation portant sur des produits composés de lait français ait lieu en France. La FNPL est prête à le défendre : alors valorisons collectivement, et faisons-en une règle, l’origine France de la matière première laitière. Chiche ? Allons-y tous ensemble le demander à l’Europe.