Une attaque sur ovins à Villiers-Charlemagne relance la vigilance. Les expertises n’excluent pas l’hypothèse du loup. La FDSEA 53 rappelle l’importance de la surveillance et de l’accompagnement des éleveurs.
Début février, une attaque ayant causé la mort d’une dizaine de brebis a été signalée à Villiers-Charlemagne. Les services de la Direction départementale des territoires ont été mobilisés rapidement après l’alerte donnée par l’éleveur concerné.
Selon l’expertise menée par l’Office français de la biodiversité, l’attaque est compatible avec un grand canidé. À ce stade, il n’est toutefois pas possible de déterminer s’il s’agit d’un chien ou d’un loup. La Préfecture de la Mayenne indique que la présence du loup n’est ni confirmée ni exclue. Une procédure d’indemnisation est engagée auprès de l’éleveur.
Les services de l’État renforcent actuellement la surveillance du secteur afin d’identifier l’animal responsable.
Un an après la confirmation du loup dans le département
Il y a près d’un an, la présence du loup gris avait été confirmée en Mayenne, après des photographies prises à Alexain et validées par le réseau Loup.
Depuis, la majorité des attaques expertisées ont été attribuées à des chiens. Dans certains cas toutefois, la responsabilité du loup n’a pas pu être écartée, ouvrant droit à indemnisation.

La FDSEA 53 appelle à la vigilance et au soutien des éleveurs
Pour la FDSEA 53, la vigilance reste indispensable.
Jacques Guiho, responsable de la section ovine, rappelle que la mobilité du loup impose une surveillance permanente.
Plusieurs éleveurs ont déjà renforcé leurs moyens de protection, notamment avec l’acquisition de chiens de protection. La FDSEA souligne également l’importance du soutien administratif et technique pour accompagner les éleveurs confrontés à ces situations, dans un contexte agricole déjà tendu.