Les agriculteurs mayennais ont été invités par la DDT 53 à participer à la seconde journée pédagogique des contrôles, prévue le 19 mai à l’Agri-campus de Laval. Samuel Gouel, président de La FDSEA53, et Erwan Pineau, président des JA53, réagissent : « La préfecture savait que nous n’accepterons pas les contrôles du fait que le Mercosur a été acté et que l’accord avec l’Australie sur la viande de mouton ne respecte pas du tout notre manière de produire. On ne voit donc pas pourquoi on supporterait des contrôles toujours plus pointilleux et drastiques sur nos exploitations, alors que l’État n’est pas capable de contrôler ce qui rentre dans l’UE et en France.
Si les contrôleurs s’embêtent, on propose de les envoyer au port d’Anvers (Belgique) contrôler si ce qui arrive respecte bien nos normes. Pourquoi serait-on contrôlé sur du nec plus ultra alors qu’on permet à du nec moins ultra d’entrer chez nous ? Quand on valide un accord comme celui du Mercosur en boycottant la démocratie, on doit se renseigner de tout ce que cela doit engendrer comme contrôles. On n’a pas à contrôler plus nos exploitations alors qu’à côté de ça, on passe au-dessus de normes sanitaires et de production en disant : ‘’c’est pas grave’’. Quand c’est nous, c’est grave, dangereux, on pollue et on ne prend pas soin de la nature ! Cette seconde journée pédagogique se fera donc sans nous. Il s’agit de cohérence. »