La PAC 2023-2027 portait une ambition importante pour la conversion vers l’agriculture biologique. Toutefois, la baisse de la consommation a freiné les conversions, entraînant une sous-consommation des budgets dédiés.
En Pays de la Loire, FRSEA, JA et Chambre d’agriculture ont travaillé depuis plusieurs mois pour élaborer des propositions d’utilisation des reliquats avec l’objectif qu’une majorité de ces budgets, initialement prévue pour l’agriculture biologique puisse soutenir les agriculteurs dans ce système de production ou alimenter des mesures favorables à l’environnement.
Après l’ouverture d’une mesure agro-environnementale et climatique (MAEC) en faveur de l’élevage herbager (HBV) en 2024 à l’échelle de la région, FRSEA, JA et Chambre d’agriculture Pays de la Loire ont obtenu, cette année, une nouvelle mesure à destination des céréaliers, elle aussi ouverte sur l’ensemble du territoire ligérien. Il s’agit de la MAEC PHY5 qui accompagne la baisse d’utilisation des produits phytopharmaceutiques et qui est accessible aux agriculteurs biologiques.
« L’ouverture de ces deux mesures, portées par la Chambre d’Agriculture, a permis de montrer les besoins réels des agriculteurs ligériens auprès du ministère de l’agriculture » précise Dominique LEBRUN, en charge du dossier MAEC pour la Chambre d’agriculture Pays de la Loire.
Par communiqué de presse, la ministre de l’Agriculture a dévoilé le 8 mai dernier un premier arbitrage très attendu pour la réaffectation des reliquats bio 2025.
La Ministre a annoncé qu’une enveloppe de 40 M€ était fléchée vers les MAEC pour les régions situées en Zones Intermédiaires mais également celles qui ont mis en place des MAEC accessibles aux exploitations en agriculture biologique.
C’est par ce deuxième biais et grâce à la mise en place des deux mesures MAEC (PHY5 et HBV) que les Pays de la Loire ont pu bénéficier d’une enveloppe supplémentaire de 3,26 M€. « Certes, le montant est en-deçà des demandes que nous avions formulées mais c’est une première étape. Elle permet d’avoir la certitude de pouvoir servir un certain nombre d’agriculteurs ligériens engagés sur les mesures HBV et PHY5 et ce, dès 2026. Si nous n’avions pas anticipé les choses avec l’ouverture des deux mesures régionales, il est probable que nous n’aurions pas pu bénéficier des reliquats. » précise Christian FRANCHETEAU, responsable du dossier pour la FRSEA Pays de la Loire.
Du fait du nombre important d’agriculteurs intéressés par ces mesures, il est certain que le budget attribué ne permettra pas de satisfaire l’ensemble des demandes. Des critères de priorisations seront donc mis en place.
La profession a demandé à l’administration régionale de faire remonter dès maintenant au niveau national son souhait d’être dotée de budgets complémentaires.
FRSEA, JA et Chambre d’agriculture Pays de la Loire attendent maintenant la suite des arbitrages nationaux sur le reste des reliquats bio 2025 avec d’autres propositions à porter en fonction des budgets qui seront allouées aux différentes mesures (PCAE, DJA).