Face aux baisses de prix extrêmement brutales imposées par les abatteurs aux éleveurs depuis plusieurs semaines, le bureau de la Fédération nationale bovine (FNB) a mené aujourd’hui une action coup de poing dans un magasin parisien. L’opération consistait à apposer des stickers « Les abatteurs tuent l’élevage » sur les produits commercialisés sous les marques des abatteurs.
Par cette action, la FNB dénonce une situation devenue inacceptable. Alors que toute la filière parle de souveraineté alimentaire, de renouvellement des générations et d’arrêt de la décapitalisation, les signaux envoyés aujourd’hui aux éleveurs sont catastrophiques.
En quelques semaines seulement, les éleveurs ont vu la valeur de leurs animaux s’effondrer, avec des pertes allant de 200 à 350 € par bovin. Des baisses de prix brutales, injustifiées au regard des fondamentaux du marché : potentiel de production en recul, consommation stable et export toujours présent. Ces pratiques détruisent et remettent en cause les efforts collectifs engagés depuis plusieurs années pour redonner des perspectives à l’élevage bovin français.
La mobilisation ne s’arrêtera pas là. Dès aujourd’hui et dans les prochains jours, les sections bovines sont appelées à multiplier les opérations de stickage dans toute la France. D’autres actions seront organisées dans les départements, y compris des blocages d’abattoirs si cette situation devait perdurer. Les éleveurs refusent de brader leurs animaux et ne lâcheront rien.
Pour Cédric Mandin, secrétaire-général de la Fédération Nationale Bovine :
« Aujourd’hui, le bureau de la FNB a voulu dénoncer clairement l’attitude des abatteurs. En magasin, nous avons choisi de signaler directement aux consommateurs ceux qui détruisent la valeur dans les fermes et mettent en péril le travail collectif au sein de l’interprofessions. Depuis un mois, les éleveurs perdent de la valeur dans leurs exploitations. C’est inadmissible ! Nous allons continuer de porter ce message dans tous les départements, avec si la situation continue des blocages imminents d’abattoirs. Nous ne lâcherons rien ! »



