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Face aux baisses de prix extrêmement brutales imposées par les abatteurs aux éleveurs depuis plusieurs semaines, le bureau de la Fédération nationale bovine (FNB) a mené aujourd’hui une action coup de poing dans un magasin

Les réunions de présentation du projet d’OUGC sur le bassin qui ont eu lieu en février et mars dernier ont notamment mis en évidence la nécessité de structurer les irrigants du bassin au sein d’une

Dans cette lettre adressée au Premier ministre, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, appelle le gouvernement et les parlementaires à prendre leurs responsabilités pour faire aboutir rapidement la loi d’urgence pour la protection et

La PAC 2023-2027 portait une ambition importante pour la conversion vers l’agriculture biologique. Toutefois, la baisse de la consommation a freiné les conversions, entraînant une sous-consommation des budgets dédiés. En Pays de la Loire, FRSEA,

À travers le troisième numéro de la newsletter Les Infos RSO, la filière avicole française franchit une nouvelle étape avec le lancement de la démarche « Cap Volailles Françaises 2035 ». Objectif : renforcer les

La collecte mondiale laitière reste toujours très importante même si son augmentation est un peu moins forte qu’en fin d’année 2025. En février, ce sont 939 millions de litres de lait de plus qu’en 2025

La télédéclaration des demandes d’aides de la PAC 2026 est ouverte depuis le mercredi 1er avril 2026. En raison du pont de l’Ascension, la télédéclaration pourra bien être faite sans pénalités jusqu’au 18 mai (au

En date du 27 avril, un arrêté préfectoral donne autorisation à l’Office français de la biodiversité (OFB) de pénétrer dans les propriétés privées de 87 communes mayennaises pour réaliser des inventaires du patrimoine naturel. Pour

Réunis à Orléans le 28 avril, les représentants agricoles du bassin Loire-Bretagne ont fait entendre leurs préoccupations face à un projet de Sdage jugé trop contraignant. La FNSEA et les JA ont obtenu un report

Depuis la fin d’année 2025, le prix du lait payé aux éleveurs de l’Ouest a baissé en moyenne de 40 €, fleurtant pour une grande majorité des producteurs avec la barre des 400 €/1 000

Accord Mercosur : les adhérents FDSEA53 et JA53 fortement mobilisés à La Gravelle

Mercredi 14 janvier, les adhérents de la FDSEA 53, aux côtés des Jeunes Agriculteurs de la Mayenne, ont mené une action d’ampleur à La Gravelle pour dénoncer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, dont la signature est annoncée pour ce week-end. Une mobilisation déterminée, à l’image de la colère et de l’inquiétude qui traversent aujourd’hui le monde agricole.

Ouvrir les frontières françaises à des viandes bovines, volailles, sucres et autres productions issues de pays aux standards sanitaires, sociaux et environnementaux bien inférieurs à ceux imposés aux agriculteurs français est jugé inconcevable par les adhérents mobilisés. Depuis plusieurs mois, ils expriment leur opposition à cet accord, symbole d’un manque de protection de l’agriculture européenne.

Une action forte et visible

Près de 200 agriculteurs se sont réunis en début d’après-midi sur l’aire de covoiturage de La Gravelle, sur la D57, où une cinquantaine de bennes de pneus ont été déversées.
Florent Renaudier, président de la FDSEA 53, a rappelé les raisons de cette mobilisation :

« Nous dénonçons l’accord du Mercosur. L’Union européenne ne protège plus ses agriculteurs. Nous adressons aussi un message clair aux parlementaires, qui doivent donner un cap à l’agriculture française. »

Il a également pointé la baisse annoncée de 25 % du budget de la PAC, la création de la taxe sur les engrais (MACF) et l’accumulation de promesses non tenues :

« On nous promet monts et merveilles depuis deux ans : loi Duplomb, loi de modernisation, et maintenant une loi spéciale agricole. Mais sur le terrain, rien ne change. Il y a aujourd’hui une véritable défiance vis-à-vis de la parole publique. »

Contrôle des camions et origine des produits

Les agriculteurs ont ensuite été répartis en trois groupes, positionnés de part et d’autre du péage de l’A81 et au rond-point de la D57. Objectif : contrôler l’origine des marchandises transportées par les camions.

Comme l’a expliqué Mickaël Guilloux, secrétaire général de la FDSEA 53 :

« Nous contrôlons les camions qui montent ou descendent de Paris. S’il n’y a pas au moins 90 % de produits français, ils restent bloqués jusqu’à la fin de l’action, dans le respect des biens et des personnes. »

Entre 15 h et minuit, près de 350 camions ont été contrôlés. Plusieurs ont été immobilisés, notamment en raison de marchandises d’origine étrangère : produits laitiers contenant du lait UE hors France (Italie), ou encore fruits et légumes en provenance d’Égypte et d’Espagne.

« Laissons les agriculteurs français nourrir nos concitoyens ! » a martelé Mickaël Guilloux.

Des revendications portées en préfecture

En fin d’après-midi, une délégation composée de Florent Renaudier (FDSEA 53), Étienne Dalibard (JA 53) et Benoît Faucon (Chambre d’agriculture) a été reçue par la préfète de la Mayenne, Nadège Baptista.

Deux demandes principales ont été formulées :

  • L’application stricte de la charte des contrôles,
  • Et, si l’accord Mercosur devait être adopté, l’arrêt des contrôles dans les exploitations agricoles.

Les représentants agricoles ont également demandé que le moratoire sur les décisions liées à l’eau, annoncé par le Premier ministre, s’applique au SAGE Vilaine, alors que la Commission Locale de l’Eau doit se réunir ce vendredi 16 janvier.