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Alors que de nombreux élevages laitiers voient une nouvelle fois leur situation économique se dégrader, la FDSEA53 et les JA53 alertent sur l’urgence d’une revalorisation du prix du lait payé aux producteurs. Avec un prix

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Deux groupes, 106 participants et neuf jours de découvertes : la section des anciens exploitants de la FDSEA de la Mayenne a une nouvelle fois proposé un voyage placé sous le signe de la convivialité.

Face aux conditions climatiques exceptionnellement sèches observées en Mayenne, la préfecture accorde une dérogation temporaire au respect de certaines obligations de couverture des sols prévues par le 7e programme d’actions régional « nitrates » (PAR7).

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Suite aux dernières précipitations, les territoires hydrographiques suivants sont rétrogradés en seuil d’alerte pour Sarthe amont, et en alerte renforcée pour Mayenne amont ouest.Les autres territoires hydrographiques restent en crise : Sarthe aval, Mayenne médiane

Face à une sécheresse estivale qui persiste, la FDSEA, JA et la Chambre d’agriculture de Mayenne ont réitéré cette semaine auprès des services de l’Etat la demande de reconnaissance d’un cas de force majeure au

Ce jeudi 3 septembre marquera l’application des règles européennes sur l’usage d’antibiotiques.A compter de cette date, d’après la liste publiée par la Commission européenne au printemps dernier, les imports de viandes bovines brésiliennes par l’Union

La situation agricole se dégrade fortement sous l’effet de la sécheresse et des épisodes de canicule. Réunie jeudi 27 août avec les préfets, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a dressé un état des lieux

Le virus Shamonda Europe a été détecté dans une dizaine de départements en France. Le point sur les conséquences de ce nouveau virus, également repéré en Suisse et en Allemagne. Le virus Shamonda Europe se

« Après la sidération, la colère gronde chez les producteurs livrant à Lactalis »

Samuel Gouel, responsable de la section laitière de la FDSEA 53 « La méthode de Lactalis ne respecte pas la loi Egalim » 

Lactalis annonçait, le 3 janvier, un prix du lait à 405 euros les mille litres pour ce mois de janvier. Quelle est votre réaction sur ce prix, qui reste identique à celui de décembre 2023 ? 

Samuel Gouel : Je rappellerai d’abord qu’il n’y a pas eu d’accord entre Lactalis et les différentes OP. Lactalis a décidé unilatéralement ce prix-là. Au-delà du prix en lui-même, et comme l’Unell et les autres OP qui travaillent avec Lactalis, c’est bien la méthode qui est condamnable. Elle ne prend pas en compte les coûts de production des producteurs de lait. Ces coûts de production sont normalement a à établir uniquement par les OP et pas par une entreprise. Or, Lactalis a décidé, seule, que ces coûts, en 2024, devaient être quasiment égaux à ceux de 2021.  

Qu’en est-il de l’évolution de ces coûts, si on compare 2021 et 2024 ? 

S.G. : Et bien, entre ces deux années, il y a eu deux années d’inflation et la guerre en Ukraine. Si on prend le cas des carburants, leur prix ont monté, mais n’ont pas rebaissé, ou de très peu. On était aux alentours de 600 €/1 000 litres, aujourd’hui on est entre 980 et 1 000 €/1 000 litres. Si on parle des correcteurs, le soja est encore aux alentours de 450 à 500 € la tonne. De mémoire, on n’était pas à ces niveaux-là en 2021, puisque j’avais des contrats à 380 € la tonne. N’oublions pas non plus l’électricité dont le prix a bien grimpé et qui fait partie de nos coûts. Tout cela pour dénoncer la méthode de faire : ce n’est pas à Lactalis de décider ou de calculer les coûts de production sortie des exploitations des agriculteurs. C’est bien le travail des chefs d’entreprise que nous sommes que de calculer nos coûts de production.  

Pourtant le loi Egalim semblait avoir des retours positifs dans les cours de ferme ? 

S.G. : Oui, jusque-là. Cette année, on peut certes entendre que les prix baissent en 2024 et certaines courbes de prix à l’échelle mondiale vont un peu dans ce sens. Ce qui n’est pas forcément pour nous réjouir. En attendant, dans sa même entreprise, en 2021 et 2022, Monsieur Besnier était capable de payer des éleveurs jusqu’à quasiment 200 € d’écart avec les éleveurs belges. Là, j’aimerais bien qu’il nous explique comment il a fait… Et aujourd’hui, il nous dit « votre prix, il faut qu’il soit à ce niveau-là ». Il y a la loi Egalim, elle doit s’appliquer. Je le répète : ce n’est pas à Monsieur Besnier de donner le prix, c’est aux OP de le faire. À lui, après, de négocier avec les GMS. Les producteurs ont un coût qui doit être respecté. C’est inscrit dans la loi. 

La méthode que vous dénoncez ne risque-t-elle pas de faire boule de neige ? 

S.G. : Oui, car on sait que cette manière de faire est regardée de près par les autres entreprises laitières qui risquent de retomber dans leurs vieux travers, à savoir redevenir des suiveurs…  

Qu’est-ce que le réseau FDSEA entend faire pour faire bouger les lignes ? 

S.G. : Ni l’Unell ni le médiateur n’ont réussi à faire avancer la cause des producteurs. Pour l’instant, les OP de chez Lactalis ne sont pas venues voir les syndicats et c’est dans la logique des choses puisqu’elles étaient en négociation. Sachez qu’ne dénonçant la méthode, nous souhaitons que les OP et l’entreprise se remettre autour de la table de négociation et qu’elles trouvent un accord à l’année, pas au mois. Car il ne faut pas me laisser croire qu’une entreprise comme Lactalis fonctionne au mois le mois, comme elle l’impose aux producteurs. Et je ne parle pas des jeunes installés qui partent sur un projet de développement sur 5 ans et quand ils ne savent pas ce qu’ils vont gagner à la fin de chaque mois… Alors si les OP le souhaitent, nous, à la FDSEA, nous sommes prêts à les soutenir.