News
HORAIRES

ACTUELLEMENT FERMÉ / CONTACTEZ- NOUS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H AU 02 43 67 37 96

Ce mercredi, la préfète de la Mayenne et le président de la chambre d’agriculture ont signé la Charte départementale des contrôles en exploitation agricole. Cette charte s’inscrit dans le cadre de la circulaire du Premier

Dans un communiqué publié le mercredi 27 août, la préfecture de la Mayenne rappelle que « la situation reste préoccupante », et ce, « malgré les récentes pluies ». Aussi, les restrictions d’usages de l’eau

La censure par le Conseil constitutionnel de l’article 2 de la loi Duplomb, qui visait à permettre l’usage de l’acétamipride en France, suscite une vive inquiétude dans le monde agricole. Cette molécule, autorisée dans 26

L’indice national des fermages s’établit pour 2025 à 123,06. Ainsi, la variation de l’indice national des fermages 2025 par rapport à l’année 2024 est de + 0,42 %. L’indice national des fermages est utilisé pour

L’évolution à la baisse des débits des cours d’eau conduit à placer les bassins de la Mayenne amont est, de la Mayenne médiane et aval et de la Sarthe amont en alerte renforcéeet à maintenir

Les Jeunes Agriculteurs et la FNSEA prennent acte de la décision du Conseil constitutionnel, qui valide l’essentiel de la loi Duplomb mais censure certaines dispositions, notamment celles relatives à l’usage de certains produits phytosanitaires. Si

L’évolution à la baisse des débits des cours d’eau conduit à placer le bassin Sarthe amont en alerte et à maintenir les autres bassins aux niveaux déjà en vigueur depuis le 21 juillet, à savoir

À la suite de la demande formulée par la profession agricole le 28 juillet, la préfète de la Mayenne a accordé des dérogations temporaires à l’arrêté du 30 juillet 2025 concernant les restrictions d’eau sur

Elevage : A la demande de la profession, la DDETSPP (Direction Départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités et de la Protection des Populations) a réuni semaine dernière les acteurs de la filière élevage du département

« Après la sidération, la colère gronde chez les producteurs livrant à Lactalis »

Samuel Gouel, responsable de la section laitière de la FDSEA 53 « La méthode de Lactalis ne respecte pas la loi Egalim » 

Lactalis annonçait, le 3 janvier, un prix du lait à 405 euros les mille litres pour ce mois de janvier. Quelle est votre réaction sur ce prix, qui reste identique à celui de décembre 2023 ? 

Samuel Gouel : Je rappellerai d’abord qu’il n’y a pas eu d’accord entre Lactalis et les différentes OP. Lactalis a décidé unilatéralement ce prix-là. Au-delà du prix en lui-même, et comme l’Unell et les autres OP qui travaillent avec Lactalis, c’est bien la méthode qui est condamnable. Elle ne prend pas en compte les coûts de production des producteurs de lait. Ces coûts de production sont normalement a à établir uniquement par les OP et pas par une entreprise. Or, Lactalis a décidé, seule, que ces coûts, en 2024, devaient être quasiment égaux à ceux de 2021.  

Qu’en est-il de l’évolution de ces coûts, si on compare 2021 et 2024 ? 

S.G. : Et bien, entre ces deux années, il y a eu deux années d’inflation et la guerre en Ukraine. Si on prend le cas des carburants, leur prix ont monté, mais n’ont pas rebaissé, ou de très peu. On était aux alentours de 600 €/1 000 litres, aujourd’hui on est entre 980 et 1 000 €/1 000 litres. Si on parle des correcteurs, le soja est encore aux alentours de 450 à 500 € la tonne. De mémoire, on n’était pas à ces niveaux-là en 2021, puisque j’avais des contrats à 380 € la tonne. N’oublions pas non plus l’électricité dont le prix a bien grimpé et qui fait partie de nos coûts. Tout cela pour dénoncer la méthode de faire : ce n’est pas à Lactalis de décider ou de calculer les coûts de production sortie des exploitations des agriculteurs. C’est bien le travail des chefs d’entreprise que nous sommes que de calculer nos coûts de production.  

Pourtant le loi Egalim semblait avoir des retours positifs dans les cours de ferme ? 

S.G. : Oui, jusque-là. Cette année, on peut certes entendre que les prix baissent en 2024 et certaines courbes de prix à l’échelle mondiale vont un peu dans ce sens. Ce qui n’est pas forcément pour nous réjouir. En attendant, dans sa même entreprise, en 2021 et 2022, Monsieur Besnier était capable de payer des éleveurs jusqu’à quasiment 200 € d’écart avec les éleveurs belges. Là, j’aimerais bien qu’il nous explique comment il a fait… Et aujourd’hui, il nous dit « votre prix, il faut qu’il soit à ce niveau-là ». Il y a la loi Egalim, elle doit s’appliquer. Je le répète : ce n’est pas à Monsieur Besnier de donner le prix, c’est aux OP de le faire. À lui, après, de négocier avec les GMS. Les producteurs ont un coût qui doit être respecté. C’est inscrit dans la loi. 

La méthode que vous dénoncez ne risque-t-elle pas de faire boule de neige ? 

S.G. : Oui, car on sait que cette manière de faire est regardée de près par les autres entreprises laitières qui risquent de retomber dans leurs vieux travers, à savoir redevenir des suiveurs…  

Qu’est-ce que le réseau FDSEA entend faire pour faire bouger les lignes ? 

S.G. : Ni l’Unell ni le médiateur n’ont réussi à faire avancer la cause des producteurs. Pour l’instant, les OP de chez Lactalis ne sont pas venues voir les syndicats et c’est dans la logique des choses puisqu’elles étaient en négociation. Sachez qu’ne dénonçant la méthode, nous souhaitons que les OP et l’entreprise se remettre autour de la table de négociation et qu’elles trouvent un accord à l’année, pas au mois. Car il ne faut pas me laisser croire qu’une entreprise comme Lactalis fonctionne au mois le mois, comme elle l’impose aux producteurs. Et je ne parle pas des jeunes installés qui partent sur un projet de développement sur 5 ans et quand ils ne savent pas ce qu’ils vont gagner à la fin de chaque mois… Alors si les OP le souhaitent, nous, à la FDSEA, nous sommes prêts à les soutenir.