News
HORAIRES

ACTUELLEMENT OUVERT / CONTACTEZ- NOUS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H AU 02 43 67 37 96

Suite aux dernières précipitations, une évolution du niveau de vigilance des territoires hydrographiques suivants Il a été actée : En conséquence, vous trouverez ci-joint, l’arrêté préfectoral du 27 octobre 2026 (en vigueur dès le 28

Face à la sécheresse et à la canicule de l’été, qui ont largement entamé les stocks fourragers de nombreuses exploitations d’élevage, la FDSEA de la Mayenne sollicite une dérogation exceptionnelle au calendrier d’épandage du 7ᵉ

À la suite du vote du projet de Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (Sage) Vilaine, le 16 octobre dernier à Saint-Just (35), les FDSEA et FRSEA ainsi que les Jeunes Agriculteurs des Pays

Cette semaine un courrier a été adressé au agriculteurs demandeurs des aides PAC concernés par les obligations de rotation ou diversification des cultures (BCAE7) dont les surfaces ont été impactées par la sécheresse de cette

Face à la chute des cours du porc, les responsables de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs ont alerté, localement, les représentants de Système U et d’Intermarché sur les difficultés rencontrées par les éleveurs mayennais.

Les exploitants agricoles qui sollicitent l’aide à l’assurance récolte au titre de la campagne 2026 doivent respecter plusieurs échéances importantes. La DDT de la Mayenne rappelle notamment la nécessité de régler la totalité de la

En préambule, nous rappelons que depuis plus de 20 ans les agriculteurs se mobilisent pour l’eau, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Les FRSEA et les Jeunes Agriculteurs de Bretagne et des Pays de

À la suite des précipitations annoncées, la préfecture de la Mayenne fait évoluer les niveaux de restriction des usages de l’eau dans plusieurs territoires hydrographiques. Depuis le 21 octobre 2026, deux territoires passent en alerte

Les CRP des Pays de la Loire et de Bretagne et l’ARIP Normande alertent sur les conséquences de la baisse brutale des cours pour les éleveurs et pour l’avenir de l’ensemble de la filière porcine

Réunis en Conseil d’administration lundi 12 octobre, les élus de la FDSEA53 ont reçu Jean-Luc Duval, président de La Coopération Agricole (LCA) depuis juillet dernier. L’occasion d’échanger avec lui sur le rôle de la Coopération,

« Après la sidération, la colère gronde chez les producteurs livrant à Lactalis »

Samuel Gouel, responsable de la section laitière de la FDSEA 53 « La méthode de Lactalis ne respecte pas la loi Egalim » 

Lactalis annonçait, le 3 janvier, un prix du lait à 405 euros les mille litres pour ce mois de janvier. Quelle est votre réaction sur ce prix, qui reste identique à celui de décembre 2023 ? 

Samuel Gouel : Je rappellerai d’abord qu’il n’y a pas eu d’accord entre Lactalis et les différentes OP. Lactalis a décidé unilatéralement ce prix-là. Au-delà du prix en lui-même, et comme l’Unell et les autres OP qui travaillent avec Lactalis, c’est bien la méthode qui est condamnable. Elle ne prend pas en compte les coûts de production des producteurs de lait. Ces coûts de production sont normalement a à établir uniquement par les OP et pas par une entreprise. Or, Lactalis a décidé, seule, que ces coûts, en 2024, devaient être quasiment égaux à ceux de 2021.  

Qu’en est-il de l’évolution de ces coûts, si on compare 2021 et 2024 ? 

S.G. : Et bien, entre ces deux années, il y a eu deux années d’inflation et la guerre en Ukraine. Si on prend le cas des carburants, leur prix ont monté, mais n’ont pas rebaissé, ou de très peu. On était aux alentours de 600 €/1 000 litres, aujourd’hui on est entre 980 et 1 000 €/1 000 litres. Si on parle des correcteurs, le soja est encore aux alentours de 450 à 500 € la tonne. De mémoire, on n’était pas à ces niveaux-là en 2021, puisque j’avais des contrats à 380 € la tonne. N’oublions pas non plus l’électricité dont le prix a bien grimpé et qui fait partie de nos coûts. Tout cela pour dénoncer la méthode de faire : ce n’est pas à Lactalis de décider ou de calculer les coûts de production sortie des exploitations des agriculteurs. C’est bien le travail des chefs d’entreprise que nous sommes que de calculer nos coûts de production.  

Pourtant le loi Egalim semblait avoir des retours positifs dans les cours de ferme ? 

S.G. : Oui, jusque-là. Cette année, on peut certes entendre que les prix baissent en 2024 et certaines courbes de prix à l’échelle mondiale vont un peu dans ce sens. Ce qui n’est pas forcément pour nous réjouir. En attendant, dans sa même entreprise, en 2021 et 2022, Monsieur Besnier était capable de payer des éleveurs jusqu’à quasiment 200 € d’écart avec les éleveurs belges. Là, j’aimerais bien qu’il nous explique comment il a fait… Et aujourd’hui, il nous dit « votre prix, il faut qu’il soit à ce niveau-là ». Il y a la loi Egalim, elle doit s’appliquer. Je le répète : ce n’est pas à Monsieur Besnier de donner le prix, c’est aux OP de le faire. À lui, après, de négocier avec les GMS. Les producteurs ont un coût qui doit être respecté. C’est inscrit dans la loi. 

La méthode que vous dénoncez ne risque-t-elle pas de faire boule de neige ? 

S.G. : Oui, car on sait que cette manière de faire est regardée de près par les autres entreprises laitières qui risquent de retomber dans leurs vieux travers, à savoir redevenir des suiveurs…  

Qu’est-ce que le réseau FDSEA entend faire pour faire bouger les lignes ? 

S.G. : Ni l’Unell ni le médiateur n’ont réussi à faire avancer la cause des producteurs. Pour l’instant, les OP de chez Lactalis ne sont pas venues voir les syndicats et c’est dans la logique des choses puisqu’elles étaient en négociation. Sachez qu’ne dénonçant la méthode, nous souhaitons que les OP et l’entreprise se remettre autour de la table de négociation et qu’elles trouvent un accord à l’année, pas au mois. Car il ne faut pas me laisser croire qu’une entreprise comme Lactalis fonctionne au mois le mois, comme elle l’impose aux producteurs. Et je ne parle pas des jeunes installés qui partent sur un projet de développement sur 5 ans et quand ils ne savent pas ce qu’ils vont gagner à la fin de chaque mois… Alors si les OP le souhaitent, nous, à la FDSEA, nous sommes prêts à les soutenir.