La Fédération Nationale Porcine (FNP) prend acte des conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur les marges des industriels et de la grande distribution. Ces travaux mettent en lumière des déséquilibres persistants dans la répartition de la valeur ainsi que des pratiques de négociation qui fragilisent l’ensemble de la chaîne alimentaire. Ils confirment une réalité connue : lorsque la pression commerciale est trop forte en aval, elle se répercute directement sur les éleveurs.
La Fédération Nationale Porcine (FNP) prend acte des conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur les marges des industriels et de la grande distribution. Ces travaux mettent en lumière des déséquilibres persistants dans la répartition de la valeur ainsi que des pratiques de négociation qui fragilisent l’ensemble de la chaîne alimentaire. Ils confirment une réalité connue : lorsque la pression commerciale est trop forte en aval, elle se répercute directement sur les éleveurs.
Une filière porcine sous tension économique
Dans la filière porcine, l’enjeu est clair : le niveau de prix payé aux éleveurs reste déconnecté des coûts de production. Cette situation, déjà récurrente sur le terrain, affaiblit dangereusement la capacité des éleveurs à maintenir leur activité et empêche tout investissement ou développement des outils de production. Au-delà de l’élevage, c’est l’ensemble de la filière qui joue sa survie !
Un enjeu collectif : faire vivre tous les maillons de la chaîne
Le débat sur les marges ne peut se réduire à opposer les acteurs. Il doit au contraire conduire à une exigence simple : chaque maillon de la chaîne alimentaire doit pouvoir vivre de son activité.
Comme l’ont souligné plusieurs organisations professionnelles, une concurrence trop focalisée sur les prix conduit à une destruction progressive de valeur au sein des filières. À terme, cela affecte le maillon production, les familles concernées, les emplois induits et la souveraineté alimentaire.
Les attentes de la FNP
Depuis plusieurs années la FNP alerte sur le déséquilibre de la répartition de la valeur.
A l’heure des discussions sur la souveraineté alimentaire il est plus que temps que les distributeurs tiennent compte des problématiques de toute la chaine alimentaire. Seule une responsabilisation de l’ensemble des acteurs permettra d’assurer aux consommateurs une sécurité sanitaire et qualitatives des produits français.
« Les travaux du Sénat rappellent une évidence : une chaîne alimentaire ne peut fonctionner durablement que si chaque maillon est respecté et rémunéré à sa juste valeur. La responsabilité est collective. »