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Face à l’urgence, certains préfèrent le bruit. Nous, nous avons choisi l’efficacité. Suite à nos mobilisations et au bras de fer mené mardi soir avec le Premier Ministre, voici la réalité des avancées que nous avons arrachées. Ne vous

Les progrès réalisés lors de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne ouvrent la voie à une suspension possible du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) sur les engrais, ainsi qu’à la suspension

La Fédération Nationale Bovine organise une tournée de réunions régionales afin d’échanger avec les éleveurs sur l’avenir de la production bovine et les priorités d’action syndicales. En Pays de la Loire, cette rencontre aura lieu

La FDSEA 53, le GDS de la Mayenne et la Chambre d’agriculture de la Mayenne organisent une journée pour la filière équine, mardi 27 janvier à la Maison des agriculteurs à Changé. Quels sont les

Le salon des techniques de productions du végétal spécialisé SIVAL se tiendra à Angers du 13 au 15 janvier 2026. Avec ses 700 exposants et 26 000 visiteurs, le SIVAL est un RDV incontournable pour les filières du végétal spécialisé. Nos organisations

À l’aube de cette nouvelle année 2026, je souhaite adresser à l’ensemble des agricultrices et agriculteurs mayennais, ainsi qu’à leurs familles, mes vœux les plus sincères de santé, de réussite et de sérénité. Il y

Communiqué de presse FDSEA53 – JA 53 : « Pour éviter la propagation, il faut contrôler les mouvements et être rigoureux sur le terrain » Bien qu’elle ne soit pas présente dans l’Ouest, la DNC inquiète fortement

Le 18 décembre 2025, une large mobilisation agricole s’est tenue à Bruxelles, organisée par la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, à l’appel de la COPA-COGECA, l’association européeenne des agriculteurs. Près de 10 000 agriculteurs européens

Tenues successivement à Chemazé vendredi dernier, puis à La Chapelle-Rainsouin mercredi, les réunions organisées par la FDSEA et Polleniz ont marqué le coup d’envoi de la nouvelle campagne départementale d’opérations collectives de régulation. Semaine passée,

De Craon à Ernée, en passant par Argentré, Meslay-du-Maine ou Grez-en-Bouère, les dernières réunions cantonales de la FDSEA 53 ont rassemblé de nombreux adhérents autour d’une actualité particulièrement dense. Enjeux sanitaires, dossiers territoriaux sensibles, transformation

Tour d’horizon des dossiers agricoles avec la Région

En déplacement en Mayenne mardi dernier, Lydie Bernard, 3e vice-présidente du Conseil régional Pays de la Loire et présidente de la Commission Agricultures, agroalimentaire, alimentation, forêt, pêche et mer, s’est rendue sur l’exploitation du Gaec Thireau à Saint-Cyr-le-Gravelais. Au menu : visite de l’atelier avicole et échanges avec les responsables de la FDSEA.

Accompagnée de son homologue, Florence Désillière, éleveuse à Saint-Cyr-en-Pail, le déplacement de la conseillère régionale en présidence des dossiers agricoles a débuté mardi 23 juillet, par la visite de deux entreprises agroalimentaires du Nord Mayenne (Teba Pail à Pré-en-Pail et My Pie à Gorron). Avant de se rendre ensuite, vers 16 heures, à Saint-Cyr-le-Gravelais, auprès du Gaec laitier et avicole de la famille Thireau où quelques membres de la FDSEA l’attendaient. Au cours de la visite d’un des deux bâtiments de volailles de l’exploitation (2 200 m2, en contrat avec Huttepain aliments), récemment rénové, Isabelle Thireau, l’une des quatre associés du Gaec, présidente de la section avicole du syndicat, a introduit la question de la compétitivité de la filière avicole française. La visite terminée, l’échange s’est notamment élargi sur la stratégie du Conseil régional en faveur de l’élevage, la santé des différentes filières de qualité, ainsi que le cadencement de traitement des demandes d’accompagnement par le PCAE (Plan de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles).

L’avenir de l’élevage en question

Evoquant la stratégie « Elevage » du Conseil régional, Lydie Bernard a commencé ses propos par souligner que « notre région a une grande chance, celle d’avoir une forte diversité de productions végétales et d’élevages ». Etayé d’un benchmark « réalisé par un cabinet extérieur au monde agricole afin de nous comparer à d’autres secteurs d’activités », notre démarche vise d’abord à associer à la réflexion de nombreux acteurs du secteur. « C’est un point essentiel », martèle Lydie Bernard avant de poursuivre sur le cadencement de travail tenu ces derniers mois. « Trois Comités d’orientation régional de l’élevage (Corel), des contributions écrites, une trentaine de visioconférences avec tous les secteurs… Les banques, les coopératives, les syndicats, etc., ont été consultés », assure-t-elle. De ces travaux ressortent cinq lignes de force : le renouvellement du capital humain, l’autonomie et résilience, les performances économiques et environnementales, les synergies entre productions végétales et animales et pour finir, comment contribuer à améliorer le pilotage des entreprises agricoles. « Au total, ce seront près de 180 propositions qui devraient être reprises et dévoilées l’hiver prochain », annonce la vice-présidente de Région.

Le fragile équilibre des Siqo

Selon le dernier recensement agricole, produits et filières de « qualité » en Pays de la Loire via les Siqo (signes d’identification de la qualité et de l’origine) concernent 15 % des exploitations en Mayenne. « Vous êtes au niveau de la moyenne régionale », précise Lydie Bernard. Avant de poursuivre sur les difficultés que rencontre la filière biologique, rappelées par Florent Renaudier, président de la FDSEA. « Nous devons nous interroger si cette crise est de nature conjoncturelle ou structurelle… Sans doute un peu des deux à la fois, analyse Lydie Bernard. Les réponses ne sont donc pas forcément les mêmes à apporter ». Comment également adapter les bâtiments d’élevage à la demande des consommateurs, donc aux besoins des entreprises agro-alimentaires, entre le label et le conventionnel. « La montée en gamme peut être un risque, car cela ne répond pas toujours aux habitudes de consommation, la difficulté de la filière volailles en Label Rouge en est l’illustration », souligne Isabelle Thireau, rejointe par Mickaël Guilloux, éleveur de porcs à Astillé et secrétaire général de la FDSEA. « On doit répondre au marché avant tout. Les filières labellisées, qui bien souvent sont de dimensions plus petites que les filières traditionnelles, n’ont pas toujours l’agilité pour le faire. Une production spécialisée, c’est une production plus exposée au risque… C’est encore une question de compétitivité », insiste celui qui est aussi président du Comité régional porcin.

Du mieux pour les PCAE ?

Concernant les dossiers PCAE, lors de la mise en place de la programmation actuelle, il restait 2 500 dossiers, non traités par les DDT, de la programmation précédente. La Région a donc dû absorber un trop-plein de dossiers. « Il faut rappeler que les investissements de la précédente programmation (NDLR : 2015-2022) doivent être réalisés par les exploitants avant le 31 décembre 2024 », insiste Florence Desillière, qui suit spécifiquement ce dossier pour la Région. « Nous mettons une priorité sur ces dossiers ! Le retard se réduit », assure-t-elle. Aucun report ne sera alors possible, pour les agriculteurs, il faudra avoir suivi la formation PCAE dite « démarche de progrès », avant la fin d’année. En parallèle, les deux conseillères en profitent pour souligner le travail de simplification engagé par la Région concernant la nouvelle programmation du dispositif. « Pour 2025, ce seront les mêmes investissements financés qu’en 2024, mais avec des règles simplifiées », indiquent-elles, en écho aux revendications agricoles de ces derniers mois.