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Cette semaine, deux responsables de la FDSEA53 ont témoigné dans la matinale d’ICI Mayenne pour évoquer deux sujets d’actualité : la mobilisation des agriculteurs lors des incendies et les enjeux de la loi d’urgence agricole

Jeudi 16 juillet, les présidents FDSEA et JA ont été reçus par la préfète de Mayenne. Ils étaient accompagnés d’élus Chambre d’agriculture, Polleniz et maires ruraux. Tous s’indignent du projet de déclassement du corbeau freux

Face aux difficultés climatiques et au manque de ressources fourragères biologiques, les éleveurs d’herbivores peuvent, sous certaines conditions, demander une dérogation individuelle pour utiliser des fourrages conventionnels. Les tensions sur les stocks de fourrages dues

Bon nombre de dossiers de demande d’aide GNR pour le mois de mai subissent des rejets partiels entrainant des retards de paiement importants. L’administration a modifié le contenu de la déclaration sur l’honneur à transmettre

La vague de chaleur qui a touché la France ces dernières semaines fait parler au-delà de nos frontières. Le New York Times consacre un article aux conséquences sur l’élevage… avec un focus jusque dans l’Ouest

En date du 15 juillet, les cours d’eau ont atteint le seuil : de crise sur les territoires hydrographiques de Sarthe aval et de Mayenne amont est ; d’alerte renforcée sur les territoires hydrographiques d’Oudon

Le corbeau freux pourrait disparaître de la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod) en Mayenne. C’est le constat fait le 9 juillet dernier en ouvrant le projet d’arrêté, fixant pour la période 2026-2029,

Le blocage du détroit d’Ormuz et la flambée des prix des engrais ont plongé les agriculteurs dans l’incertitude, les contraignant à reporter leurs achats d’engrais dans l’attente d’une accalmie. Pour autant, les tensions géopolitiques persistent

L’attente d’une réaction des pouvoirs publics face à l’envolée des prix des engrais était immense. Depuis le début de l’année, la FNSEA n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics. Dès janvier, la FNSEA, avec l’ensemble des

Jeudi 2 juillet, le réseau syndical FDSEA-JA 53 organisait deux réunions d’information sur les conséquences des récents épisodes climatiques, l’une à Chantrigné et la deuxième à Loiron. Après les attaques de Géomyza sur les maïs,

Accord Mercosur : les adhérents FDSEA53 et JA53 fortement mobilisés à La Gravelle

Mercredi 14 janvier, les adhérents de la FDSEA 53, aux côtés des Jeunes Agriculteurs de la Mayenne, ont mené une action d’ampleur à La Gravelle pour dénoncer l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, dont la signature est annoncée pour ce week-end. Une mobilisation déterminée, à l’image de la colère et de l’inquiétude qui traversent aujourd’hui le monde agricole.

Ouvrir les frontières françaises à des viandes bovines, volailles, sucres et autres productions issues de pays aux standards sanitaires, sociaux et environnementaux bien inférieurs à ceux imposés aux agriculteurs français est jugé inconcevable par les adhérents mobilisés. Depuis plusieurs mois, ils expriment leur opposition à cet accord, symbole d’un manque de protection de l’agriculture européenne.

Une action forte et visible

Près de 200 agriculteurs se sont réunis en début d’après-midi sur l’aire de covoiturage de La Gravelle, sur la D57, où une cinquantaine de bennes de pneus ont été déversées.
Florent Renaudier, président de la FDSEA 53, a rappelé les raisons de cette mobilisation :

« Nous dénonçons l’accord du Mercosur. L’Union européenne ne protège plus ses agriculteurs. Nous adressons aussi un message clair aux parlementaires, qui doivent donner un cap à l’agriculture française. »

Il a également pointé la baisse annoncée de 25 % du budget de la PAC, la création de la taxe sur les engrais (MACF) et l’accumulation de promesses non tenues :

« On nous promet monts et merveilles depuis deux ans : loi Duplomb, loi de modernisation, et maintenant une loi spéciale agricole. Mais sur le terrain, rien ne change. Il y a aujourd’hui une véritable défiance vis-à-vis de la parole publique. »

Contrôle des camions et origine des produits

Les agriculteurs ont ensuite été répartis en trois groupes, positionnés de part et d’autre du péage de l’A81 et au rond-point de la D57. Objectif : contrôler l’origine des marchandises transportées par les camions.

Comme l’a expliqué Mickaël Guilloux, secrétaire général de la FDSEA 53 :

« Nous contrôlons les camions qui montent ou descendent de Paris. S’il n’y a pas au moins 90 % de produits français, ils restent bloqués jusqu’à la fin de l’action, dans le respect des biens et des personnes. »

Entre 15 h et minuit, près de 350 camions ont été contrôlés. Plusieurs ont été immobilisés, notamment en raison de marchandises d’origine étrangère : produits laitiers contenant du lait UE hors France (Italie), ou encore fruits et légumes en provenance d’Égypte et d’Espagne.

« Laissons les agriculteurs français nourrir nos concitoyens ! » a martelé Mickaël Guilloux.

Des revendications portées en préfecture

En fin d’après-midi, une délégation composée de Florent Renaudier (FDSEA 53), Étienne Dalibard (JA 53) et Benoît Faucon (Chambre d’agriculture) a été reçue par la préfète de la Mayenne, Nadège Baptista.

Deux demandes principales ont été formulées :

  • L’application stricte de la charte des contrôles,
  • Et, si l’accord Mercosur devait être adopté, l’arrêt des contrôles dans les exploitations agricoles.

Les représentants agricoles ont également demandé que le moratoire sur les décisions liées à l’eau, annoncé par le Premier ministre, s’applique au SAGE Vilaine, alors que la Commission Locale de l’Eau doit se réunir ce vendredi 16 janvier.