La collecte laitière mondiale continue d’augmenter. En janvier 2026, ce sont 978 millions de litres de lait de plus qu’en 2025 qui ont été produits dans les cinq principaux bassins laitiers exportateurs (+4,1%). Tous les principaux bassins de production restent en hausse : +3,4% aux Etats-Unis, +4,8% en Europe, +3,7% en Nouvelle-Zélande, +9,7% en Argentine.
Sur les marchés, on observe depuis quelques semaines une reprise des cotations des produits industriels qui avaient atteint un point bas en début d’année 2026. La cotation FranceAgriMer beurre contrat sur les 4 dernières semaines glissantes s‘établissait en hausse, à 4 497 €/t. La cotation poudre maigre (ATLA) poursuivait son rebond, s’établissant à 2 620€/t, son plus haut niveau depuis septembre 2024.
Les prix du lait européen chutent en Europe. En janvier, le prix allemand continue de chuter avec -39 €/1 000 l d’un mois sur l’autre pour atteindre 385 €/1 000 l (38g MG 32g MP par litre). Aux Pays-Bas, en mars, le prix garanti Friesland Campina s’est maintenu à 390 €/t (ce qui est équivalent à 348 €/1 000 l en 38-32).
La collecte française, elle, a d’ores et déjà dépassé, à la mi-mars, le pic saisonnier moyen observé en avril au cours des dix dernières années. Cette dynamique pourrait néanmoins s’atténuer, au moins temporairement, dans les prochaines semaines. En effet, d’après IDELE, l’impact de la FCO3 l’été dernier dans le Grand-Ouest s’est traduit par une chute des réussites d’insémination en juin-juillet, puis par un rebond en août-septembre. De ce fait on constate moins de vêlages prévus sur mars-avril, une augmentation du nombre de vaches taries à cette période et un stade moyen de lactation plus avancé. On s’attend donc à un impact baissier sur la production en avril-mai 2026. Un rattrapage partiel pourrait avoir lieu à l’été mais il reste encore un grand nombre d’inconnus : prix du lait à cette période, problèmes de saturation des bâtiments, situation climatique…