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Depuis la fin d’année 2025, le prix du lait payé aux éleveurs de l’Ouest a baissé en moyenne de 40 €, fleurtant pour une grande majorité des producteurs avec la barre des 400 €/1 000

Le 21 avril, un courrier co-signé par la FNSEA, la CFA, la FNP, la FNB, la FNPL, les JA, CDAF et LCA a été envoyé au Premier ministre et aux ministres de l’Agriculture et de

L’interview d’Anthony Ménard, président de la FRSEA des Pays de la Loire Vous appelez les agriculteurs à se mobiliser mardi prochain contre le futur Sdage* Loire-Bretagne 2028-2033. En quoi ce texte vient-il influer sur la

Sdage Loire-Bretagne : la mobilisation agricole obtient du temps pour peser

Réunis à Orléans le 28 avril, les représentants agricoles du bassin Loire-Bretagne ont fait entendre leurs préoccupations face à un projet de Sdage jugé trop contraignant. La FNSEA et les JA ont obtenu un report de trois mois pour retravailler un texte qui devra mieux intégrer les réalités du terrain.

Mardi 28 avril, près de 150 agriculteurs issus de l’ensemble du bassin Loire-Bretagne se sont mobilisés à Orléans à l’appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs. Une mobilisation interrégionale, avec des délégations venues notamment des Pays de la Loire, dont la Mayenne, mais aussi du Centre-Val de Loire, de Bretagne, de Nouvelle-Aquitaine et d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Au cœur des préoccupations : le projet de Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage), actuellement en cours d’élaboration. Jugé trop prescriptif et insuffisamment connecté aux réalités agricoles, ce document suscite une forte inquiétude dans les rangs de la profession.

Avant leur rencontre avec le comité de bassin, les représentants agricoles ont tenu à saluer la mobilisation. Beaucoup avaient parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour défendre un enjeu central : l’eau. Tous ont rappelé son rôle fondamental pour la pérennité et la résilience des exploitations, notamment dans un contexte de changement climatique.

Sur le fond comme sur la forme, les critiques sont nombreuses. Les organisations agricoles pointent un manque de prise en compte de leurs nombreuses propositions d’ajustement, des documents jugés trop complexes, ainsi qu’un calendrier initial trop contraint. Elles alertent également sur les conséquences économiques potentielles pour les exploitations, si le texte restait en l’état.

Lors des échanges avec le comité de bassin, la délégation a insisté sur la nécessité d’aborder la gestion de l’eau de manière équilibrée. Si les enjeux environnementaux sont pleinement reconnus, les représentants agricoles ont défendu une approche pragmatique, basée sur une utilisation raisonnée de la ressource, et non sur une logique de restriction systématique.

Cette mobilisation a permis d’obtenir une première avancée : le report de trois mois de la validation du Sdage, initialement prévue début juillet. Un délai jugé indispensable pour retravailler le document en profondeur. L’objectif est clair : aboutir à une version plus équilibrée, prenant réellement en compte les contraintes et les besoins des exploitations agricoles.

Dans les semaines à venir, les organisations professionnelles resteront pleinement mobilisées. Un nouveau point d’étape est d’ores et déjà fixé début juillet. D’ici là, la vigilance restera de mise pour s’assurer que les engagements pris se traduisent concrètement dans la réécriture du texte.

Présents à Orléans, Jérôme Courty, Samuel Gouel et Quentin Belloche, agriculteurs mayennais ont tenu à saluer cette dynamique collective. « La mobilisation paye. Rendez-vous le 2 juillet pour continuer à défendre nos convictions », a insisté Samuel Gouel, également président de la FDSEA53.

Dans un contexte de tensions croissantes autour du partage de l’eau, cette mobilisation marque une étape importante. Elle rappelle que l’avenir de la gestion de la ressource ne peut se construire sans les agriculteurs.