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L’hiver dernier, partout en France, nous, agricultrices et agriculteurs, nous sommesmobilisés pour porter un message simple : nous voulons pouvoir vivre de notre métieret continuer à produire pour nourrir les Français. À Paris, plus de

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Entre le 15 mars et le 15 juin, des bénévoles du canton de Château-Gontier ont mené une campagne collective de régulation des corneilles noires et corbeaux freux. Au final, près de 800 oiseaux ont été

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À la suite des épisodes climatiques de la fin de semaine dernière (tempête, grêle et canicule), la FDSEA 53, les Jeunes Agriculteurs de la Mayenne et la Chambre d’agriculture de la Mayenne organisent deux réunions

Alors qu’un nouvel épisode caniculaire touche la France, la FNPL alerte sur les conséquences déjà visibles dans les fermes laitières. Les canicules à répétition mettent à rude épreuve les éleveurs et leurs animaux. Malgré les

À l’invitation de la FDSEA de la Mayenne et du sénateur mayennais Guillaume Chevrollier, le sénateur Laurent Duplomb s’est rendu le lundi 22 juin à La Haie-Traversaine pour observer les parcelles de maïs fortement touchées

La préfecture de la Mayenne a actualisé la situation sécheresse du département. Depuis le 23 juin, le bassin de la Sarthe aval reste placé en alerte, tandis que les bassins de l’Oudon et de la

Face aux difficultés d’enlèvement des cadavres liées à l’afflux de demandes en période de canicule, une procédure spécifique peut être mise en œuvre. La FDSEA invite les éleveurs concernés à suivre les consignes transmises par

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SDAGE Loire Bretagne: « il y a trop de points sur lesquels on ne veut pas négocier »

L’interview d’Anthony Ménard, président de la FRSEA des Pays de la Loire

Vous appelez les agriculteurs à se mobiliser mardi prochain contre le futur Sdage* Loire-Bretagne 2028-2033. En quoi ce texte vient-il influer sur la vie quotidienne des agriculteurs ?

Anthony Ménard : C’est un texte qui est très impactant pour tous les agriculteurs, et pas que pour les irrigants comme on a peut-être tendance à le penser. Ce texte est la base réglementaire de toutes les discussions environnementales, qui sont quasiment toutes liées à l’eau : il va être à la base de la directive nitrates, des arrêtés étiages, des classements zones humides, des zones de captage et bien sûr des volumes prélevables pour l’irrigation. Voyez, le champ d’action est très large.

Quels sont les motifs qui vous amènent à vous mobiliser ?

A.M. : Il y a un gros souci de gouvernance. Le monde économique n’est pas assez écouté dans cette assemblée que l’on nous présente pourtant comme la démocratie de l’eau. C’est la Dreal et l’Agence de l’eau qui tiennent la plume et on observe un gros glissement idéologique avec une forte pression environnementale. Et quand bien même on arrive parfois à entraîner dans notre sillage quelques élus de collectivités territoriales, on peine à réunir 30 % des voix. L’autre glissement, c’est la complexité et le volume d’arguties juridiques et réglementaires qui font que les élus ont de plus en plus de mal à suivre. Tout ça va vraiment à contre-courant des objectifs de souveraineté alimentaire que nos dirigeants politiques affichent.

Concrètement pouvez-vous nous donner quelques exemples ?

A.M. : Nous avons fait plus de 300 remarques et pointé près de 140 lignes rouges sur ce texte. L’un des points qui me choque le plus est sans doute le fait que l’on puisse se voir imposer sur certains zonages un assolement, avec des cultures à bas niveaux d’intrants. Cela irait totalement à l’encontre de notre liberté d’entreprendre. Autre exemple, l’abaissement du seuil nitrates à 18 mg/l qui fait basculer la plupart des cours d’eau en “mauvais état écologique”. Cela justifiera derrière, aux yeux de l’administration, un tour de vis supplémentaire sur la prochaine directive nitrates, et ce quand bien même les pratiques agricoles ont permis de réels progrès en la matière dans notre région. On pourrait citer plein d’autres exemples, comme les espaces périphériques aux zones humides…

Jusqu’où êtes-vous prêts à aller ?

A.M. : Nous utiliserons tous les moyens à notre portée. Nous allons commencer mardi par cette action à Orléans (45), où j’invite les agriculteurs ligériens à se rapprocher de leur fédération pour se mobiliser. On n’a pas d’autre choix que de la jouer collectif entre agriculteurs, associations d’irrigants, chambres consulaires et monde économique. Il y a trop de points sur lesquels on ne veut même pas négocier. Ensuite, s’il faut aller plus loin, nous verrons. S’il faut bloquer, nous bloquerons.