Face à une sécheresse estivale qui persiste, la FDSEA, JA et la Chambre d’agriculture de Mayenne ont réitéré cette semaine auprès des services de l’Etat la demande de reconnaissance d’un cas de force majeure au titre de la campagne PAC 2026, ainsi que la mise en place de dérogations réglementaires.
Le 31 juillet dernier, des demandes régionales avaient déjà été formalisées en ce sens auprès du Préfet de région, demandes toujours en cours d’expertise nous dit-on du côté de l’administration. Les organisations agricoles alertent notamment sur l’impossibilité, pour nombre d’exploitants, de respecter les obligations liées aux BCAE 6 et 7 (implantation des couverts et rotation des cultures), au programme d’actions régional nitrates (PAR 7), aux MAEC, aux écorégimes ou encore aux aides animales. Elles demandent également que les aides couplées puissent être maintenues lorsque les cultures ont été semées mais n’ont pas levé, ou ont dû être ensilées faute de grains. Au-delà des dérogations, elles réclament de privilégier des mesures collectives, cas échéant une simplification drastique des démarches individuelles, avec un cadre régional permettant d’éviter que les agriculteurs déjà durement touchés par la sécheresse ne soient pénalisés par des contraintes administratives impossibles à respecter.