News
HORAIRES

ACTUELLEMENT FERMÉ / CONTACTEZ- NOUS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H AU 02 43 67 37 96

La vague de chaleur qui a touché la France ces dernières semaines fait parler au-delà de nos frontières. Le New York Times consacre un article aux conséquences sur l’élevage… avec un focus jusque dans l’Ouest

En date du 15 juillet, les cours d’eau ont atteint le seuil : de crise sur les territoires hydrographiques de Sarthe aval et de Mayenne amont est ; d’alerte renforcée sur les territoires hydrographiques d’Oudon

Le corbeau freux pourrait disparaître de la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod) en Mayenne. C’est le constat fait le 9 juillet dernier en ouvrant le projet d’arrêté, fixant pour la période 2026-2029,

Le blocage du détroit d’Ormuz et la flambée des prix des engrais ont plongé les agriculteurs dans l’incertitude, les contraignant à reporter leurs achats d’engrais dans l’attente d’une accalmie. Pour autant, les tensions géopolitiques persistent

L’attente d’une réaction des pouvoirs publics face à l’envolée des prix des engrais était immense. Depuis le début de l’année, la FNSEA n’a cessé d’alerter les pouvoirs publics. Dès janvier, la FNSEA, avec l’ensemble des

Jeudi 2 juillet, le réseau syndical FDSEA-JA 53 organisait deux réunions d’information sur les conséquences des récents épisodes climatiques, l’une à Chantrigné et la deuxième à Loiron. Après les attaques de Géomyza sur les maïs,

Après les violents orages de grêle et de tempête de fin juin, la FDSEA53, les JA53 et la Chambre d’agriculture de la Mayenne demandent à l’État de constater rapidement les dégâts sur les cultures afin

Face aux épisodes de canicule qui fragilisent les élevages avicoles, Christophe Labour, président de la section avicole de la FRSEA Pays de la Loire, revient sur les avancées obtenues ces dernières semaines et appelle à

Face à la poursuite de la baisse des débits des cours d’eau, la préfecture de la Mayenne a publié un nouvel arrêté sécheresse. À compter du 7 juillet, le bassin de la Sarthe aval passe

L’hiver dernier, partout en France, nous, agricultrices et agriculteurs, nous sommesmobilisés pour porter un message simple : nous voulons pouvoir vivre de notre métieret continuer à produire pour nourrir les Français. À Paris, plus de

Congrès de la FNSEA : Arnaud Rousseau appelle à « changer de logiciel » face à l’urgence agricole

Lors du congrès national de la FNSEA, son président Arnaud Rousseau a plaidé pour une transformation en profondeur de l’agriculture française, entre revendications immédiates sur le GNR et volonté de lever les freins à l’innovation. Dans un contexte économique et géopolitique tendu, les syndicats agricoles mettent la pression sur le gouvernement et préviennent : sans réponses concrètes, la mobilisation pourrait reprendre.

« Moment de vérité », « changer le logiciel », « principe d’innovation » … Dans son discours de clôture, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a clairement affirmé la volonté de voir l’agriculture française changer de paradigme, poussé en cela par un contexte géopolitique et économique à la fois tendu et incertain. Car l’urgence économique a rattrapé les débats. La guerre entre l’Iran et les États-Unis fait grimper le prix des carburants, donc du gasoil non routier (GNR), indispensable pour le quotidien des agriculteurs. Certes, le gouvernement a annoncé une exonération du droit d’accise sur le GNR qui s’appliquera tout le long du mois d’avril. Elle correspond à environ 3,86 € par hectolitre, soit environ quatre centimes d’euro par litre de baisse. « Très insuffisant » ont estimé la FNSEA et Jeunes agriculteurs qui réclament un coup de pouce supplémentaire de 30 centimes par litre pour compenser l’explosion des coûts énergétiques. Les 1 200 congressistes présents l’ont d’ailleurs rappelé à la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, en brandissant des pancartes « GNR ».

« Déverrouiller la porte du progrès »

Au-delà de cette demande conjoncturelle, la FNSEA entend préparer l’avenir avec en ligne de mire l’élection présidentielle de 2027. C’est pourquoi le rapport d’orientation présenté, amendé et adopté par le congrès entérine le « changement de logiciel » réclamé depuis plusieurs mois. Ce rapport veut ainsi engager une réforme de la Constitution pour supprimer le « principe de précaution », inscrit dans la Charte de l’environnement depuis 2005. Pour le président de la FNSEA, ce principe est devenu un « principe d’inaction » par une confusion persistante entre risque et danger. Le syndicat majoritaire plaide pour un « principe d’innovation » afin de « déverrouiller la porte du progrès » et redonner de la visibilité aux exploitants. Autrement dit, en terminer avec l’inaction et la substituer par l’action innovante. Pour illustrer l’absurdité des blocages actuels, Arnaud Rousseau a rappelé l’exemple des incendies dans l’Aude l’été dernier, où les terres irriguées ont servi de rempart contre le feu, plaidant ainsi pour un stockage de l’eau simplifié et déchargé des recours systématiques. « Osons engager une véritable révolution copernicienne pour privilégier l’engagement à la norme ! », a-t-il martelé, exigeant des preuves tangibles.

Une patience qui s’érode

Peu auparavant, Pierrick Horel, président des Jeunes Agriculteurs, a rappelé que le renouvellement des générations est « le » sujet central. Refusant le modèle de l’agrandissement par défaut, il prône des fermes à taille humaine et une PAC qui soutient réellement l’acte de production. « Produire plus, produire mieux, produire partout » : tel est le cap fixé par les JA, qui exigent que l’agriculture ne soit plus la variable d’ajustement des accords commerciaux internationaux comme le Mercosur ou encore le traité avec l’Australie. Pierrick Horel a en outre annoncé qu’il ne renouvellerait pas son mandat de président JA lors du prochain congrès à Bourg-en-Bresse (01) début juin. De son côté, la ministre de l’Agriculture, Annie Gene-vard, n’a apporté aucune réponse sur le dossier du GNR se contentant de promettre une réévaluation selon l’évolution du conflit au Moyen-Orient. Si elle a évoqué des avancées sur l’indemnisation de la tuberculose bovine ou le refus de céder sur le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), le sentiment des congressistes a été sans appel : « Elle est venue les mains vides », ont témoigné plusieurs d’entre eux. Cependant la patience de la base s’étiole, s’érode. Arnaud Rousseau a d’ailleurs dénoncé les délais excessifs entre les promesses et leur application concrète, citant la gestion chaotique de la PAC 2023 ou les retards de paiement du reliquat bio. La menace est désormais explicite : si les travaux battent leur plein dans les champs, le retour à la mobilisation est acté si les réponses sur le GNR, les engrais et la crise céréalière ne sont pas au rendez-vous. « Nous reprendrons nos mobilisations là où nous les avons laissées ! », a conclu le président de la FNSEA sous les applaudissements.