La FNSEA a participé au comité de suivi des relations commerciales du 17 février 2026, réuni sous l’autorité d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, et de Serge Papin, ministre délégué chargé du Commerce et de la Consommation. Alors que ce rendez-vous devait permettre de faire un point précis sur l’état des négociations commerciales, la FNSEA condamne fermement l’absence des représentants de la grande distribution (hormis Lidl), dont la présence était pourtant indispensable pour apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les acteurs économiques de la chaîne alimentaire.
Cette désertion est inacceptable. On ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d’achat tout en refusant de s’asseoir autour de la table pour assumer ses responsabilités dans la formation des prix.
Les témoignages recueillis lors de ce comité montrent une situation extrêmement préoccupante : demandes quasi systématiques de déflation, non‑respect massif du prix de la matière première agricole (MPA), retards de signature des contrats… A cela s’ajoutent des prix payés aux producteurs fortement dégradés ou en baisse dans de nombreux secteurs.
La FNSEA refuse que les producteurs soient la variable d’ajustement de la guerre commerciale ! C’est pourquoi elle demande au Gouvernement plus de fermeté dans les contrôles et les sanctions afin de faire respecter les lois EGAlim. Il faut également une action résolue sur les centrales d’achat européennes pour éviter tout contournement des règles françaises.
La FNSEA restera pleinement mobilisée pour défendre la rémunération des agriculteurs et appelle tous les acteurs économiques à revenir à la raison.Syndicalement,
La FNSEA