La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen vient d’annoncer publiquement aujourd’hui la décision de la Commission d’appliquer provisoirement l’accord UE-MERCOSUR.
Cette décision brutale, et invraisemblable au regard de la situation politique du dossier, constitue un acte de provocation et de mépris pour les éleveurs, les agriculteurs, les consommateurs, les citoyens et les élus.
L’exécutif européen se précipite à faire entrer des viandes bovines d’Amérique du Sud pourtant totalement non conformes par rapport aux normes en vigueur en Europe (traçabilité sanitaire pour la sécurité alimentaire, alimentation animale et additifs prohibés, règles de respect de l’environnement et du bien-être animal, …).
De plus, la Commission venait de reconnaitre des défauts majeurs sur les contrôles de ces imports, attestant d’une « Europe passoire ». En effet de l’aveu même de la DG Santé, des viandes hormonées du Brésil sont importées en Europe !
Comment les instances européennes ont-elles pu s’engager dans une telle voie, celle de la trahison des éleveurs et agriculteurs, des consommateurs et des citoyens, et de nos institutions ?
Pour Patrick Bénézit, président de la Fédération Nationale Bovine : « Nous sommes stupéfaits et révoltés d’un tel déni de démocratie de la part de la Commission et du Conseil européen, faisant fi de l’absence de vote du Parlement européen, et de l’avis en attente de la Cour de Justice européenne. Nous demandons solennellement aux eurodéputés de destituer la présidente von der Leyen, et une action du gouvernement français afin d’annuler cette application provisoire. Le combat doit continuer ! »