Les CRP des Pays de la Loire et de Bretagne et l’ARIP Normande alertent sur les conséquences de la baisse brutale des cours pour les éleveurs et pour l’avenir de l’ensemble de la filière porcine française.
En quelques semaines, le prix du porc au Marché du Porc Français (MPF) a chuté de 1,90 €/kg (S37) à 1,62 €/kg (S42). Cette baisse brutale fait peser un risque important sur l’équilibre économique des élevages. Elle pourrait rappeler le scénario de 2022, marqué par un effet de ciseau particulièrement difficile à supporter pour les éleveurs : une baisse du prix du porc, conjuguée à une hausse des charges de production.
Une stratégie suicidaire pour l’ensemble de la filière porcine française
À la veille des négociations commerciales, cette chute du prix du porc envoie un signal particulièrement préoccupant. La stratégie consistant à faire peser l’ajustement économique sur les producteurs est suicidaire pour l’ensemble de la filière porcine française.
Les conséquences de la sécheresse et des mauvaises récoltes, qui pèsent notamment sur l’alimentation animale, ainsi que la hausse des coûts du transport et des autres postes de dépenses, doivent être pleinement prises en compte dans les négociations commerciales.
Défendre le prix du porc, c’est défendre notre souveraineté alimentaire
En fragilisant les producteurs français, nous allons déstabiliser durablement notre production nationale et rendre notre alimentation toujours plus dépendante des importations.
La filière porcine française dispose pourtant de nombreux atouts : des savoir-faire reconnus, des élevages ancrés dans les territoires et une demande des consommateurs pour des produits français. Ces atouts doivent être défendus et valorisés, alors même que notre capacité à couvrir les besoins nationaux reste un enjeu majeur.
Les négociations commerciales ne doivent pas se faire au détriment des éleveurs. Conserver une production porcine française forte et durable passe nécessairement par une juste rémunération des producteurs ! Ceux-ci ne peuvent être une fois de plus la seule variable d’ajustement : à chaque maillon de la filière d’assumer ses responsabilités et les coûts induits !
Le Comité régional porcin des Pays de la Loire, le Comité régional porcin de Bretagne et l’ARIP Normande appellent l’ensemble des acteurs économiques à prendre leurs responsabilités et à tout mettre en oeuvre pour préserver l’avenir des élevages porcins français.