En préambule, nous rappelons que depuis plus de 20 ans les agriculteurs se mobilisent pour l’eau, tant sur le plan qualitatif que quantitatif.
Les FRSEA et les Jeunes Agriculteurs de Bretagne et des Pays de la Loire prennent acte du vote du SAGE Vilaine. Depuis 3 ans, grâce à notre mobilisation, nous avons obtenu des avancées et sommes passés d’une interdiction généralisée à des mesures plus ciblées sur les captages.
Malgré ces avancées, le SAGE ne répond pas aux attentes des agriculteurs ! L’étude d’impact économique demandée par la loi d’urgence agricole (loi UPSA) reste largement insuffisante. Aucun financement ne garantit l’accompagnement de tous les agriculteurs concernés par les changements de pratiques. Il est irresponsable que les élus siégeant à la CLE votent encore un texte inabouti, imposant des contraintes sans financement garanti, sans connaître précisément les agriculteurs concernés ni en mesurer les conséquences. Cela dénote-t-il une fracture entre les préoccupations des citoyens urbains et les contraintes de ceux qui les nourrissent ? Ces mesures feront baisser les installations, décliner la production et augmenter les importations. Quand les produits bretons et français auront disparu des rayons, le syndicalisme majoritaire FNSEA et JA ne pourra pas être tenu responsable !
Le vote ne clôt pas le dossier. Nos opposants ont fait de l’arme juridique un levier systématique pour attaquer les projets agricoles. Nous sommes prêts à utiliser les mêmes armes pour défendre les agriculteurs et contester ce SAGE devant les tribunaux. La FRSEA et les Jeunes Agriculteurs de Bretagne et des Pays de la Loire ne lâcheront rien.