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Face aux dégâts, les choucas vont être d’abord recensés

Les dégâts causés par les choucas des tours sur les cultures sont de plus en plus importants. FDSEA et JA, avec le soutien technique de la Chambre d’agriculture, entament les démarches pour recenser puis prélever l’espèce.

Le choucas des tours n’en finit plus de jouer de mauvais tours. Chez Frédéric Gouallier, agriculteur à Aron, force est de constater l’explosion de la population de cette espèce protégée : trois hectares ravagés il y a trois ans, huit l’an dernier, et douze cette année. Soit un total d’environ 45 000 euros de pertes en trois ans, pour l’éleveur laitier. Pour tenter d’enrayer cette spirale négative, mercredi 2 juillet, la FDSEA 53, les JA de la Mayenne, la Chambre d’agriculture, la DDT, Polleniz, et des associations environnementales (MNE et CPIE) se sont donné rendez-vous sur la parcelle de maïs quasiment à moitié ravagée. L’objectif dans un premier temps : entamer les discussions autour de la rédaction d’un protocole nécessaire à la réalisation d’un recensement des choucas.

« Sans prédateur, il se développe très vite »

Claude Charon, responsable du dossier faune sauvage à la FDSEA 53, dresse le constat suivant : « Il n’y a aucun moyen de réguler l’espèce, qui est protégée depuis 30 ans par l’Europe. Le choucas occasionne d’importants dégâts dans les cultures, le vieux bâti, et la petite faune sauvage. Sans prédateur, il se développe très vite. »

Benoît Faucon, président de la Chambre d’agriculture, ajoute : « Le problème, ce n’est pas le choucas, c’est sa surpopulation. » Des exploitations, comme celle de Frédéric Gouallier, installé en individuel, se retrouvent ainsi en péril. « Cette espèce pose des problèmes en particulier dans l’Ouest, poursuit Romain Devaux, directeur de la FDSEA 53. Les quatre départements bretons, ainsi que le Maine-et-Loire, ont obtenu une dérogation pour effectuer des prélèvements. Nous allons travailler le protocole à l’automne pour que le recensement tienne la route scientifiquement. Il s’agira ensuite, de mars à mai, d’identifier les sites de nidification. »

« Il faudra que le dossier soit béton »

Viendra ensuite l’étape du dossier de demande de dérogation autorisant le prélèvement par le biais d’un arrêté préfectoral, afin de réguler la population de choucas. « Dans tous les départements qui ont obtenu cette dérogation, le dossier a été attaqué. Le monter va prendre du temps, il faudra qu’il soit béton, indique Romain Devaux. C’est pourquoi nous les associations environnementales à la démarche dès le début. » L’an dernier en Mayenne, un sondage avait permis d’obtenir près de 500remontées du monde rural et, ainsi, d’identifier cinq foyers« points noirs » de la présence des choucas, à savoir : d’Ernée à Châtillon-sur-Colmont et Colombiers-du-Plessis ; de Jublains à Parigné-sur-Braye et Marcillé-la-Ville ; les secteurs d’Evron, Vaiges et Mézangers ; Montflours et ses communes voisines, et quelques communes proches de Craon (Bouchamps-lès- Craon, Ballots, Laubrières…). En attendant, Frédéric Gouallier, éleveur laitier en individuel, ne peut que s’apitoyer sur son sort : « Je ne suis pas indemnisé, il n’existe aucune assurance pour palier aux dégâts. Sur les 30 hectares de cette parcelle, 12 sont complétement anéantis.J’ai tout tenté, rien n’y fait pour faire fuir ces oiseaux. Le matin, ils sont plus de 200 à venir se servir. Moralement, c’est compliqué. Je suis installé depuis quinze ans, mais pour combien de temps encore ? » En cas de prélèvement dechoucas, une personne risque trois ans de prison et 150 000 euros d’amende.