Depuis la fin d’année 2025, le prix du lait payé aux éleveurs de l’Ouest a baissé en moyenne de 40 €, fleurtant pour une grande majorité des producteurs avec la barre des 400 €/1 000 L au printemps.
Les transformateurs mettent en avant la surproduction mondiale en 2025 ayant entraîné une chute des cours des produits industriels et notamment celui du beurre.
Depuis plusieurs semaines, le contexte géopolitique a encore évolué. Les conséquences du conflit au Moyen-Orient sont déjà visibles dans les exploitations : explosion du prix du GNR, augmentation du coût des bâches plastiques et des engrais … Comme nous en avons l’habitude, la hausse des prix fait preuve d’une réactivité exceptionnelle dans tous les domaines sauf pour le prix du lait qui lui est plus réactif à la baisse.
La FRSEA Ouest section lait alerte. Il est impératif que le prix du lait payé aux producteurs se redresse au plus vite afin d’envoyer un signal positif et de permettre aux éleveurs d’assurer leur revenu tout en répondant aux attentes sociétales. Les trésoreries des exploitations vont être rapidement mises à mal avec le double effet baisse du prix payé et hausse des charges. D’autant plus que, contrairement à nos voisins européens, les éleveurs français n’ont pas pu faire de réserves avec un prix nettement plus bas en 2025. Au vu du cours de la viande que nous connaissons, le choix de la décapitalisation pourrait être fait pour certains.
A l’heure où l’enjeu de la souveraineté alimentaire n’a jamais été aussi fort, il nous paraît essentiel que la filière laitière française dans son ensemble fasse preuve d’ambition et de responsabilité afin de pouvoir continuer à nourrir les Français demain.