C’est évidemment sous la pluie que la FDSEA53 et JA53 se sont mobilisés, mercredi 18 février, devant les grilles de la préfecture à Laval. À l’ordre du jour : l’importance de l’eau pour l’agriculture.
Xavier Julien, agriculteur à Saulges, est le responsable de la nouvelle section Gestion de la ressource en eau de la FDSEA et trésorier de l’association des irrigants du bassin Sarthe aval. Il était accompagné de Jean-Yves Guérot, aviculteur à Changé, secrétaire général de la FDSEA, d’Olivier Duhamel, installé en lait et céréales à La Chapelle-Rainsouin et responsable de la section Grandes cultures au sein du syndicat majoritaire, et de Guillaume Bellet, secrétaire général JA53. En début d’après-midi, ils ont été reçus par Ronan Léaustic, secrétaire général de la préfecture, et Michel Debray, directeur de la DDT.


« On est capables de stocker de l’eau. »
« C’est un appel à mobilisation régional afin de pouvoir rencontrer les instances de l’État et envoyer un message aux politiques et aux citoyens, débute Xavier Julien. Aujourd’hui, nous réclamons le respect du moratoire annoncé par le Premier ministre et un rééquilibrage dans la gouvernance de l’eau : le monde agricole n’est pas assez représenté dans les instances. » L’occasion également d’aborder le dossier des HMUC, enquêtes utiles pour objectiver le volume d’eau attribué aux activités industrielles, agricoles et pour les particuliers. « Elles ont une connotation très environnementale. On demande que ces enquêtes soient couplées à des études socio-économiques afin de tenir compte des effets sur l’emploi derrière. » Et de souligner le risque actuel de voir des abattoirs, ou des laiteries fermer leurs portes par manque d’eau. « Aujourd’hui, on est capable de stocker de l’eau. Les agriculteurs sont conscients des enjeux et ont fait évoluer leurs pratiques pour optimiser au mieux l’irrigation et gérer plus finement les prélèvements d’eau », poursuit Xavier Julien, qui insiste : « On demande un respect de la réglementation en vigueur par les instances de l’État quand un dossier agricole est monté, sans excès de zèle. » Enfin, le syndicat souhaite la redéfinition des zones humides : « Il n’y a pas de carte officielle ».


